Une Malgache, âgée de 46 ans, a été mortellement poignardée par son mari en France. Le drame, découvert par leurs enfants, laisse une famille brisée et un voisinage sous le choc.
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| C’est dans cette résidence de Bois-Colombes que le crime a eu lieu. |
À Bois-Colombes, en région Île-de-France, un drame terrible a frappé une famille malgache installée depuis environ un an dans un immeuble de la rue Pierre-Joigneaux. Mercredi 7 janvier, Miora Raveloson, une mère de 46 ans, a perdu la vie après avoir été poignardée par son mari.
C’est leur fils de 13 ans qui, en rentrant du collège, a découvert sa mère gisant dans une mare de sang et a donné l’alerte. Sa petite sœur, âgée de 9 ans, légèrement blessée au poignet, s’était réfugiée chez des voisins, en état de panique. Les secours n’ont pas pu sauver la mère, malgré leurs efforts. La tragédie a été largement relayée par la presse française.
Le père, âgé de 42 ans, avait déjà quitté Bois-Colombes pour Paris. Selon Le Parisien, il a confié à une connaissance qu’il venait de tuer sa femme. Cette personne, bouleversée, a immédiatement alerté des policiers en patrouille. L’homme a ensuite été conduit au commissariat du 10e arrondissement, où il a reconnu les faits.
Aucun antécédent
Le Figaro précise que, lors de sa fouille, les policiers ont découvert chez le père une grave plaie au cou, dissimulée sous un tissu. Il aurait tenté de se trancher la gorge après son geste. Hospitalisé en urgence à la Pitié-Salpêtrière, son pronostic vital n’était pas engagé, mais sa garde à vue a été suspendue pour permettre son opération.
D’après Actu Paris, la scène s’est déroulée dans la cuisine du domicile. L’adolescent, en rentrant de l’école, a trouvé sa mère sans vie. Les deux enfants ont été pris en charge et transportés à l’hôpital de Colombes. Le père, placé en garde à vue après son hospitalisation, devra répondre d’homicide volontaire. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour « meurtre par conjoint » et « tentative de meurtre sur mineur ».
Le voisinage est sous le choc. Les habitants décrivent une famille tranquille, « des gens adorables », selon une voisine interrogée par Le Parisien. Aucun antécédent de violence n’avait été signalé. La personnalité du suspect intrigue les enquêteurs, qui s’interrogent désormais sur son état mental au moment des faits.
Au sein de la diaspora malgache, la douleur est immense. Un membre de la communauté a réagi : « Le féminicide, c’est quelque chose qui touche tout le monde, qu’on soit malgache ou non. Mais c’est encore plus douloureux parce que cela concerne des Malgaches. »
Gustave Mparany
