Un atelier consacré à la réforme de l’état civil et de l’identité se tient hier et ce jour à Anosy, à l’initiative du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Réforme de l’État civil et de l’Identité (RECI).
L’événement rassemble les préfets, préfets de police, secrétaires généraux de préfecture et chefs de district, des responsables territoriaux clés dans la gestion de l’état civil et le suivi des mouvements de population. L’objectif de cet atelier est de renforcer la coordination entre ces acteurs, de favoriser une meilleure appropriation de la réforme et de préparer son application efficace sur le terrain.
Selon un communiqué relatif au dossier publié hier, la réforme ambitionne de garantir à chaque citoyen une identité légale sécurisée et conforme aux normes internationales d’ici 2030. Elle s’inscrit dans une démarche globale de modernisation de l’administration publique, reposant sur des systèmes numériques fiables, performants et interconnectés.
À l’ouverture de l’atelier, la Secrétaire générale du ministère, Andriantomponera Nalisoa Voahangiarimino, a rappelé que la réforme de l’identité ne constitue pas seulement un chantier technique, mais une transformation en profondeur de l’administration publique.
Le programme bénéficie du soutien de la Banque mondiale à travers le Projet de Gouvernance Digitale et de Gestion de l’Identité Malagasy (Prodigy), mis en œuvre par l’Unité de Gouvernance Digitale. Prodigy appuie la digitalisation de l’administration publique à Madagascar, notamment la numérisation des actes d’état civil, l’enrôlement biométrique, le Registre social unique (RSU) et l’e-Fokontany, ainsi que la mise en place des infrastructures et le respect des normes et standards.
Mialisoa Ida