ÉPIDÉMIE - MPOX - Le respect des gestes barrières laisse à désirer

Avec la hausse des cas de Mpox, le respect des gestes barrières reste faible. Dans les écoles, les transports et les marchés de la capitale, la prévention est largement négligée.

La distanciation physique est difficile à appliquer dans les marchés.

Malgré la hausse des cas de Mpox et la confirmation du premier cas dans la capitale, les gestes barrières y sont peu respectés. Beaucoup ne considèrent pas ces mesures de prévention comme essentielles et circulent dans les lieux publics sans précaution.

Le port du masque et la distanciation sociale, pourtant cruciaux pour limiter la propagation de la maladie, sont souvent ignorés. Les masques sont fréquemment mal portés, sous le menton ou sans couvrir le nez, réduisant ainsi leur efficacité.

Dans les écoles, la situation est préoccupante. La distanciation physique minimale d’un mètre n’est pas respectée, malgré les directives émises par le ministère de l’Éducation nationale visant à renforcer les mesures de prévention. Les élèves se retrouvent entassés dans les classes, rendant le risque de transmission plus élevé. De plus, lors des heures de pause, ils jouent et se regroupent sans précaution.

La négligence s’observe également dans les transports en commun. 

« Je ne pense pas que mettre un cache-bouche suffise, et de toute façon, la plupart des gens ne portent pas de masque», déclare Antsatiana Ramaroson, passager d’un transport en commun en provenance d’Ambatofotsy sur la RN7. Dans les bus et taxis-brousse, les contacts rapprochés sont inévitables, et la promiscuité favorise la transmission de la maladie.

Contacts directs

Les marchés de la capitale ne font pas exception. À Isotry, Analakely, Behoririka et ailleurs, la densité de la foule rend la distanciation physique quasi impossible. La majorité des commerçants et des clients ne portent pas correctement leur masque, et les contacts directs entre personnes ou avec les produits vendus, tels que les fruits, les légumes ou les textiles, sont fréquents. Cette situation accroît considérablement le risque de propagation du virus, surtout dans des lieux à forte affluence.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la variole du singe, ou Mpox, se transmet principalement par contact étroit avec une personne infectée. Cela inclut le contact peau à peau, comme toucher quelqu’un ou avoir des rapports sexuels, ainsi que le contact bouche à bouche ou bouche à peau, comme embrasser quelqu’un. La transmission peut également se produire en étant face à une personne infectée (parler ou respirer à proximité), ou via des objets contaminés tels que des vêtements, des draps ou d’autres surfaces fréquemment touchées.

Cette situation rappelle l’importance de respecter les gestes barrières et de sensibiliser la population aux risques liés à la propagation du Mpox. À Madagascar, le nombre de cas signalés s’élève à 207, selon le rapport publié hier après-midi par le ministère de la Santé publique, dont 23 cas confirmés et 184 cas suspects. Aucun décès n’a été enregistré. Le ministère insiste sur le respect des mesures simples, telles que le port correct du masque, la distanciation physique et l’hygiène des mains, afin de limiter la transmission de la maladie.

Mialisoa Ida

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