ÉPIDÉMIE DE MPOX - Premier cas confirmé à Antananarivo

Le ministère de la Santé publique a confirmé samedi le premier cas de Mpox à Antananarivo. Les autorités locales ont immédiatement pris des mesures pour limiter la propagation de la maladie.

Un barrage sanitaire érigé à Ankazobe pour limiter  la propagation du Mpox.

Alerte ! Le ministère de la Santé publique a confirmé samedi dernier le premier cas de Mpox dans la capitale, selon son rapport épidémiologique. « Face à l’apparition d’un cas confirmé de Mpox à Antananarivo, les autorités locales ont pris des mesures pour limiter la propagation de la maladie. Le patient est actuellement isolé et ses contacts étroits sont également placés en isolement et sous traitement », indique une source auprès du ministère de la Santé publique, hier.

Il est impératif de consulter rapidement les centres de santé en cas de symptômes inquiétants, exhorte le Pr Mamy Randria, Incident Manager du Centre d’opération d’urgence de santé publique (Cousp) national. « Cette maladie ne doit pas être prise à la légère. En cas d’infection, un isolement strict d’au moins deux semaines est requis, empêchant toute sortie ou activité professionnelle. Toute négligence peut entraîner la propagation du virus à l’entourage », avertit-il.

Dans la région Analamanga, quatre centres sont dédiés à la prise en charge et à l’isolement des patients atteints de Mpox. Il s’agit du Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Andohatapenaka, ainsi que des Centres hospitaliers de référence des districts (CHRD) d’Itaosy, d’Anosy Avaratra et de Bongatsara.

Organisations

Face à cette situation, une nouvelle organisation des marchés entre en vigueur à partir de ce jour afin de réduire les attroupements, après deux jours de sensibilisation des riverains. « Une campagne de sensibilisation a été menée pour informer la population de la nouvelle organisation des marchés. L’objectif est de fluidifier la circulation et de limiter les attroupements entre les pavillons et l’esplanade d’Analakely », indique une source auprès de la Commune urbaine de d’Antananarivo (CUA), hier.

Malgré ces efforts, la distanciation physique reste difficile à respecter. De leur côté, les responsables des transports en commun de la capitale insistent sur l’application des gestes barrières, notamment le port du masque. Jean Louis Emile Rakotonirina, président de l’Union des coopératives des transporteurs urbains (UCTU), appelle à la responsabilité individuelle pour se protéger et protéger les autres. Des produits de désinfection des véhicules sont disponibles à chaque terminus.

Les personnes se sentant en bonne santé doivent respecter strictement les gestes barrières, notamment le port du masque dans les lieux fréquentés, le lavage régulier des mains et l’interdiction de partager vêtements ou serviettes. Le ministère de la Santé publique rappelle l’importance de ces mesures pour limiter la propagation de la maladie.

Au niveau national, l’épidémie reste principalement concentrée à Mahajanga, principal foyer avec dix-sept cas confirmés. Les six autres cas sont répartis entre Analamanga, Vakinankaratra et Betsiboka, selon les autorités sanitaires. Malgré la hausse des notifications, aucun décès n’a été signalé à ce jour. 

Des barrages sanitaires ont été installés à Ankazobe et Atsimondrano. « Un numéro vert gratuit (910) est disponible 24 h/24 pour permettre aux patients et aux professionnels de santé de signaler les cas ou d’obtenir des conseils, bien que la ligne soit parfois saturée par des appels non sérieux », poursuit notre source auprès du ministère.

Mialisoa Ida 

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