Madagascar s’achemine vers un accord de partenariat économique définitif avec l’Union européenne. Sa finalisation est attendue d’ici février.
![]() |
| Haingotiana Andriamadison, ministre du Commerce et de la Consommation. |
Les opérateurs malgaches se préparent à intégrer un accord de partenariat économique avec l’Union Européenne. Pour l’instant, il s’agit d’un accord intérimaire, mais les autorités annoncent un accord de partenariat définitif entre Antananarivo et Bruxelles d’ici au mois de février.
Alors que les négociations sur l’accord de partenariat économique entre la Grande Île et l’Union Européenne ont été amorcées depuis plusieurs mois, c’est une issue favorable qui semble se profiler à l’horizon. Selon Haingotiana Andriamadison, ministre du Commerce et de la Consommation, la Grande Île prévoit d’intégrer un accord de partenariat économique définitif avec l’Union Européenne. « Notre partenariat avec l’Union Européenne est encore un accord intérimaire. Il se focalise sur l’accès au marché, l’aspect recherche et développement ainsi que la pêche, mais nous prévoyons d’intégrer un accord de partenariat définitif avec l’UE d’ici peu », explique-t-elle vendredi matin à l’hôtel Colbert Antaninarenina lors d’un atelier de vulgarisation de ce partenariat pour les opérateurs. La Grande Île prévoit ainsi d’étendre les pourtours de ce partenariat avec une intégration du commerce de biens, de services ainsi que de la propriété industrielle et intellectuelle.
Rythme constant
Après des débuts difficiles lors des premiers accords de partenariat signés en 2012 entre Madagascar et l’UE, les échanges sur ce vaste marché ont trouvé un rythme constant. En effet, la balance commerciale des échanges entre Madagascar et l’Union Européenne a été excédentaire pendant plusieurs années. Roland Kobia, ambassadeur de l’Union Européenne, avait souligné lors de la huitième table ronde entre Madagascar et l’UE que Bruxelles est le premier partenaire économique et commercial de Madagascar. 33 % des exportations de la Grande Île sont destinées à l’Europe, et les échanges bilatéraux se chiffrent à plus d’un milliard d’euros.
Depuis 2012, l’APEi permet l’exportation de produits malgaches vers l’UE sans quotas ni droits de douane. La Grande Île y exporte du textile (30 %), des produits agricoles (29,5 %), des produits industriels (25 %) ainsi que des produits de pêche (15 %). Mais ce qui rend difficile pour les opérateurs l’accès à ce marché sans quotas ni droits de douane, ce sont les barrières non tarifaires.
Itamara Otton
