BANQUE - La sécurité du transport de fonds renforcée

Signature de l’accord entre la Banque centrale, la Police  et la Gendarmerie pour sécuriser le transport de fonds.

Un accord qui lie la Banque centrale de Madagascar et les Forces de défense et de sécurité a été renouvelé hier au siège de la Banque centrale, à Antaninarenina, pour encadrer l’escorte des véhicules transportant des fonds publics sur l’ensemble du territoire national.

La coopération concerne principalement la protection des convois reliant les différentes agences de la Banque centrale. « Il s’agit d’un renouvellement de la coopération existante depuis longtemps », a déclaré le commandant de la Gendarmerie nationale, le général Mamelison Mbina Nonos. Les opérations sont menées conjointement par la Police nationale et la Gendarmerie, chacune selon ses attributions.

Pour la Police nationale, l’escorte est assurée par des unités spécialisées. « Ce sont les éléments de l’USI qui accompagnent les véhicules de transport de fonds », a indiqué le directeur général de la Police nationale, le contrôleur général de police Tsaramonina

Ravony. La Gendarmerie intervient également à travers ses unités, notamment le GSIS. « Il n’y a ni exclusion ni remplacement d’une partie par une autre », a expliqué le gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianarivelo. « La Banque centrale a signé avec la Gendarmerie et la Police nationale. Leurs missions sont équivalentes et coordonnées pour la sécurisation de la circulation des fonds ».

Selon la Banque centrale, plus de 3 000 milliards d’ariary ont été transportés depuis ses caisses au cours de l’année 2025. « Cette mise en circulation n’a pas entraîné une hausse du coût de la vie, car elle correspond aux besoins réels de l’économie », a affirmé Aivo Andrianarivelo. Il a précisé que 13 000 milliards d’ariary représentent « l’argent géré par l’État malgache », et non la masse monétaire.

Le gouverneur a également détaillé le fonctionnement des transferts régionaux ainsi que l’importance de la régularité des transferts : « Durant la campagne de la vanille, si les fonds n’arrivent pas à temps, l’économie peut se retrouver bloquée ». Dans ce cas, « la Banque doit toujours être en mesure d’envoyer des fonds lorsque cela est nécessaire ».

 « En cas d’urgence, le transport peut se faire par avion ».

Les besoins diffèrent selon les régions. Sambava a besoin de 410 milliards d’ariary pour faire fonctionner son économie, tandis qu’Antsiranana nécessite 376 milliards d’ariary. Le chef d’État-major des Armées, le général Pikulas Démosthène, a rappelé que « les fonds transportés sont des biens publics et des avoirs de l’État ».

Irina Tsimijaly

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