AMPANEFY - Un « composé » de rue fait une dizaine de victimes

Un cas de toxi-infection alimentaire collective a été signalé à Ampanefy. Une dizaine de personnes sont tombées gravement malades en mangeant du « composé ».

Des victimes ont été admises au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona.

Un drame lié à la consommation. À Ampanefy, dans le district d’Antananarivo Atsimondrano, une grave intoxication alimentaire collective a été constatée lundi après la consommation d’un plat « composé » (une assiette contenant plusieurs éléments : féculents, légumes, œuf, pâtes, salade), vendu dans une gargote située à Ambohitsoa.

Les symptômes ne sont pas apparus immédiatement, mais se sont manifestés quelques heures plus tard, au domicile des consommateurs. Vomissements et diarrhées ont touché simultanément les clients et même la propriétaire de l’établissement, qui a reconnu que tous les malades avaient mangé le même plat le dimanche.

Les autorités sanitaires ont confirmé l’existence de ce cas de toxi-infection alimentaire collective. Quatre victimes se sont présentées tôt le matin au Centre de santé de base (CSB2) d’Ampanefy, mais, faute de médicaments pour les soins d’urgence, elles ont été orientées vers l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona.

Origine

Treize autres personnes ont été enregistrées au CSB2, parmi elles une fillette de 2 ans, des jeunes de 17 et 18 ans, des adultes de 24 à 30 ans, ainsi que des personnes âgées de 58 et 59 ans. Ces victimes sont conscientes et ne nécessitent pas d’évacuation sanitaire. Le produit exact à l’origine de l’intoxication n’a pas encore été identifié.

Le drame ne s’arrête pas là. D’autres familles entières ont été touchées, mais ont choisi de consulter des médecins privés. L’une d’elles compte sept membres tombés malades après avoir mangé le « composé ». Hospitalisées dans la nuit, elles ont été renvoyées faute de place à l’hôpital, déjà saturé. Une autre famille de huit personnes est également malade. Les coûts des traitements s’élèvent à environ 500 000 ariary pour les médicaments, alors que le vendeur du plat incriminé n’a pu contribuer qu’à hauteur de 200 000 ariary. Les patients dénoncent une situation injuste, certains affirmant n’avoir reçu aucune aide malgré leur hospitalisation.

La propriétaire de la gargote, âgée de 27 ans, son mari et leurs deux filles jumelles de 9 ans suivent un traitement à domicile après avoir été pris en charge au CSB2.

Gustave Mparany

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