Un Chinois, avec sur lui plus de cinq kilos d’or dissimulés dans des power banks, et une voyageuse bélarusse transportant un lémurien dans ses bagages, ont été arrêtés à Ivato.
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| Les lingots d’or saisis hier sur un passager chinois. |
Un passager chinois a été intercepté hier à l’aéroport international d’Ivato avec 5,16 kilogrammes de lingots d’or dissimulés dans deux power banks. La fouille de ses effets personnels a révélé la cache sophistiquée, et l’homme a été remis au Service de Renseignement et d’Enquête pour la suite des investigations.
Les lingots ont été placés sous scellés à la Banque centrale, en présence d’un huissier, afin d’assurer la régularité de la procédure.
Quelques jours plus tôt, une passagère bélarusse avait été arrêtée après que son bagage en soute a révélé la présence d’un animal lors du passage au scanner. Les agents ont découvert un lémurien enfermé dans une cage en bois. L’animal, espèce protégée, a été confié au Service de l’Environnement d’Ivato, tandis que la passagère a été entendue par les enquêteurs.
Ces deux affaires ouvrent l’année 2026 sur des saisies qui rappellent la série d’interceptions spectaculaires de 2024 et 2025. Le 23 décembre 2024, les douaniers avaient mis la main sur plus de 53 kg d’or, quelques jours après une saisie de 13 kg. En janvier 2025, une tentative d’exportation illicite avait été déjouée sur un vol d’Ethiopian Airlines à destination de Dubaï. En mars, les agents avaient découvert 1,595 kg de pépites d’or dissimulées dans les parties intimes d’un passager indien, une méthode révélée par le bodyscan. Ces performances avaient d’ailleurs valu aux agents des primes conséquentes.
Point névralgique
Ces archives montrent que l’aéroport d’Ivato reste un point névralgique des trafics, qu’il s’agisse de ressources minières ou de biodiversité. Elles soulignent aussi les enjeux économiques et environnementaux liés à ces pratiques, dans un pays où l’or et les espèces endémiques sont des richesses convoitées par des réseaux internationaux. Les procédures judiciaires ouvertes devront déterminer les responsabilités et les éventuelles complicités, au-delà de la seule efficacité des contrôles.
Gustave Mparany

En tous cas ce ne sera pas la refondation qui va octroyer des primes aux douaniers de camoufler les vrais auteurs de ces trafics . Rodolphe se fait tout petit mais la vérité éclatera au grand jour tôt ou tard déjà avec le déballage à l’époque aux Comores !
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