67 HECTARES - Trois individus finissent sous les balles de la police

Une tentative de vol à main armée a tourné court à 67 Ha, où la police en civil a riposté face à cinq individus. L’opération s’est soldée par trois morts.

La fusillade, digne d’un film d’action, s’est jouée  à l’arrêt du bus 119.

Le samedi matin a débuté dans la tension à 67 Ha. Trois individus, connus pour leurs coups de force armés, ont mis fin à leur cavale sous les balles de la police nationale, aux alentours de 4 h 30. L’intervention s’est déroulée près de l’arrêt 119, dans un quartier où les ruelles servent trop souvent de refuge aux malfaiteurs.

Ils étaient cinq à rôder, persuadés de tomber sur des civils faciles à détrousser. Mais les hommes qu’ils ont tenté d’attaquer étaient des policiers en civil, en pleine patrouille. Les armes ont parlé, les fugitifs ont pris la fuite et une course-poursuite s’est engagée dans les venelles. Trois individus ont été abattus, tandis que deux autres ont disparu dans les passages sombres. Sur place, un pistolet encore chargé et un couteau aiguisé ont été saisis.

Les riverains et d’autres témoins ont assisté à la scène avec stupeur. Une vendeuse de beignets raconte avoir vu des silhouettes courir, suivies de policiers surgissant derrière elles. Un chauffeur de taxi-be de la ligne 015 affirme avoir immobilisé son véhicule en entendant les tirs, craignant que le quartier ne s’embrase.

Nuits blanches

La bande était connue pour sévir autour de la mosquée de 67 Ha. La police avait promis de frapper fort après une réunion avec les maires de la capitale. Promesse tenue dans le cadre de l’opération Mahomby, lancée en décembre et renforcée ces dernières semaines.

Le commissaire Ted Steven Randriamparany, adjoint central à Tsaralalàna, souligne que le métier de policier n’a rien d’une promenade de santé. Il évoque des nuits blanches, des réunions à deux heures du matin et des stratégies affinées pour que la ville retrouve un semblant de sérénité. Ses propos sonnent à la fois comme un hommage à ses hommes et comme un avertissement à ceux qui croient encore pouvoir régner sur les ruelles.

À 67 Ha, les habitants se disent soulagés de voir trois figures de l’insécurité neutralisées. Mais deux complices ont réussi à s’échapper et l’inquiétude demeure. Ce matin-là, la peur a changé de camp. Les bandits ont perdu la partie, et les policiers ont rappelé que la capitale n’est pas un terrain de chasse pour les armes et les couteaux.

Gustave Mparany

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