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| Aperçu de l’état de la RN7 reliant Antananarivo à Antsirabe. |
Le trajet est fatiguant pour les usagers, voyageurs et véhicules. Dès les 40 premiers kilomètres depuis la capitale, la route commence à se détériorer, et ce jusqu’à Ambatolampy. Des travaux de réhabilitation ont été entrepris en juillet, mais ceux-ci semblent «estompés», selon les explications. « On a constaté un début de travaux entre Ambatolampy et Antsirabe, avec notamment des terrassements. La Route nationale fonctionnait alors en système de voie unique. Mais depuis près de deux mois, je n’ai plus vu d’ouvriers en gilet orange ou jaune sur cette portion de la RN7. On a l’impression qu’une partie de la route a été décapée puis laissée sans être correctement terrassée par la suite », explique Voahary Rakotomanana, chauffeur pour une société de transport entre Antananarivo et Antsirabe.
Les nids de poule jonchent la route et, avec les dernières pluies, il n’est pas possible d’apercevoir la profondeur des trous.
« La route est particulièrement en piteux état entre Ambatolampy et Ihazolava et au croisement d’Antanifotsy à Ilempona jusqu’à Kelivozona, Sambaina, au croisement d’Ambohibary. Il n’est pas possible de dépasser la vitesse deuxième », explique encore le chauffeur. Le trajet de 187 km reliant la région Analamanga à la capitale de la région Vakinankaratra se fait en six heures de temps, au lieu de deux heures trente minutes en temps normal.
Des transporteurs et des camionneurs envisagent de suspendre la circulation sur cette portion en érigeant des barrières. Un moyen de pression pour pousser les autorités à reprendre les travaux.
Risque
Entre Antsirabe et Ambohimahasoa, certaines sections du bitume ont disparu, notamment à Manandona, où de gros trous ponctuent la longue route de 20 km sans presque aucune bifurcation, ainsi qu’à Ambatofitorahana. La portion Camp Robin-Vohiposa-Ambohimahasoa est également envahie de trous, rendant la circulation à double sens difficile en raison de l’étroitesse de la chaussée.
Les soixante kilomètres reliant Ambohimahasoa à Fianarantsoa sont marqués par le mauvais état de la route bétonnée. Un semblant de souffle se fait sentir sur le trajet Fianarantsoa-Ihosy, pointé toutefois par des nids de poule comme à Iarintsena Ambalavao.
L’état déplorable de la Route nationale 7 est plus appuyé entre Ranohira et Toliara. Les quelques 250 km joignant ces deux localités nécessitent sept heures de temps. Sakaraha-Toliara est le tronçon le plus corsé où les véhicules roulent à 10 km/h. Aucune bribe de goudron n’est constatée, notamment entre Vineta et Mahaboboka. L’entrée et la sortie du pont de Mahaboboka ne font apparaître que les toits des véhicules tellement les trous sont énormes et profonds.
« De là, jusqu’à Andranovory, la route nationale a l’air d’une piste dans une commune lointaine. C’est fatiguant, avec la chaleur c’est encore plus éreintant. Le long trajet fait changer les horaires de repas ainsi que le nombre de haltes », raconte une passagère de taxi-brousse en direction de Toliara. Ranohira-Toliara se fait en presque huit heures de temps, une durée qui n’arrange pas toujours les touristes qui effectuent le circuit Isalo-Toliara en car.
Mirana Ihariliva
