À Madagascar, les micro-entrepreneurs se tournent de plus en plus vers la microfinance pour développer leurs activités et créer des emplois. Face aux exigences strictes des banques traditionnelles, les institutions de microfinance offrent des solutions plus souples et adaptées aux réalités économiques du pays.
Comme le souligne Rivo : « Les banques classiques ne sont vraiment pas faites pour des gens comme nous. Leurs conditions sont déjà strictes, et pour ceux qui viennent de l’extérieur des grandes villes, c’est encore plus difficile. Avec la microfinance, j’ai l’impression qu’ils comprennent mieux notre situation et offrent des solutions adaptées à la façon dont on travaille ».
Comme l’a souligné un responsable de la Nouvelle Institution de Microfinance (NIM), l’institution a accompagné, en trois ans, plus de 150 000 micro-entrepreneurs, dont 60 % de femmes, confirmant l’importance du microcrédit dans le secteur informel. Elle enregistre également un taux de remboursement remarquable, avec moins de 2,5 % de dossiers en difficulté, malgré le contexte de crise.
Les impacts sur l’emploi sont significatifs : les activités financées par la NIM soutiennent aujourd’hui 250 000 emplois, dans des domaines variés comme le commerce, l’artisanat ou l’agroalimentaire. Parallèlement, la NIM a formé 50 000 femmes via son programme « crédit avec éducation », renforçant compétences et autonomie.
Dans cette optique, la forte présence féminine, 64 % des emprunteurs et 68 % des épargnants, démontre que la microfinance contribue significativement à l’autonomisation économique.
Les prêts de microfinance se confirment ainsi comme un levier essentiel pour l’entrepreneuriat et la création d’emplois dans tout le pays.
Irina Tsimijaly