![]() |
| Ensemble, le consul honoraire Lionel Biancuzzi, le préfet Hermine Tsirinary et les représentants des ambassades ont déposé des gerbes devant le monument aux morts. |
Chaque 11 novembre, comme ailleurs, la communauté française d’Antsiranana se rassemble pour honorer la mémoire des soldats tombés pendant la Première guerre mondiale. À travers une cérémonie empreinte de solennité et de respect, les Français du Nord perpétuent un devoir de mémoire qui relie l’histoire locale à celle de la France et du monde.
Cette année, elle s’est donné rendez-vous devant le Monument aux morts, à l’intérieur du cimetière français situé dans le quartier de Tanambao, pour marquer le 107e anniversaire de l’Armistice.
Dans la capitale du Nord, une ville longtemps marquée par la présence militaire française, cette commémoration prend une dimension particulière. Elle ravive la mémoire des soldats originaires de la métropole, mais aussi celle des Malgaches engagés sous le drapeau français pendant la Grande Guerre de 1914-1918.
Sous le drapeau tricolore hissé à cet endroit, des autorités locales, des anciens combattants, des représentants de l’ambassade britannique et le consul honoraire d’Australie, des militaires, des élèves du Lycée français et les membres de la communauté française se sont recueillis en silence. En entretenant la flamme du souvenir, les Français d’Antsiranana affirment leur attachement à la mémoire collective et à la transmission des valeurs de courage, d’unité et de paix- autant de leçons précieuses issues de l’Armistice de 1918.
Sens profond
Le son de la Marseillaise et les dépôts de gerbes rappellent le sens profond de cette journée : la paix conquise au prix d’un lourd sacrifice. Tout a débuté par la revue des troupes et les salutations aux anciens combattants par le consul honoraire de France à Antsiranana, Lionel Biancuzzi, entouré du préfet Hermine Jahdà Tsirinary, des chefs militaires et de la gendarmerie. La cérémonie s’est poursuivie avec l’entonnement des hymnes nationaux des deux pays par les élèves du lycée français Sadi Carnot.
Elle s’est achevée par l’unique allocution, celle du consul, centrée sur la lecture du message de la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, et de la ministre déléguée auprès de son département, Alice Rufo, rappelant le traumatisme mondial et le lourd tribut de près de dix millions de soldats tués, blessés ou mutilés, faisant trois millions de veuves et six millions d’orphelins- sans compter les civils, presque aussi nombreux, qui ont perdu la vie.
« Unis dans cette mémoire, nous rendons visible l’idéal qui nous tient debout, le sens que nous avons donné à notre histoire, le projet collectif que nous poursuivons par-delà les tragédies : construire un ordre tel que la liberté, la sécurité et la dignité de chacun y soient garanties », selon les mots du général de Gaulle en 1941, stipule l’extrait de ce message.
La cérémonie du 11 novembre n’est donc pas seulement un hommage aux héros d’hier, mais aussi un symbole d’amitié et de reconnaissance entre la France et Madagascar.
Raheriniaina
