Depuis sa création, le Bureau des doléances a traité sept mille plaintes sur douze mille, avec 80 % de résultats positifs. Certains dossiers restent cependant difficiles à résoudre.
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Richardson Rakotomanana, directeur du Bureau des doléances. |
Plus de six ans après sa création, le Bureau des doléances auprès de la Présidence de la République a reçu plus de 12 000 plaintes émanant des citoyens. Selon son directeur, Richardson Rakotomanana, environ 7 000 doléances ont déjà été traitées. Parmi elles, 80 % ont donné lieu à des résultats significatifs, souligne-t-il.
Parmi les problèmes résolus figurent notamment des litiges fonciers, des conflits dans le cadre professionnel, ou encore des situations liées à l’insécurité. Bien que le Bureau ne dispose pas d’un pouvoir décisionnel direct, sa collaboration étroite avec les entités compétentes a permis de débloquer de nombreux dossiers.
Cas complexe
« Les dossiers que nous recevons sont transmis aux structures concernées, qui prennent ensuite les mesures nécessaires pour régler les problèmes », explique Richardson Rakotomanana.
Cependant, certaines doléances restent irrésolues. Le directeur pointe plusieurs obstacles : des responsables qui privilégient les affaires courantes ou déjà compromis par la corruption, la complexité de certaines situations, ainsi que le corporatisme ou un juridisme excessif. Dans certains cas, au lieu de résoudre les problèmes, les décisions prises aggravent la situation, aboutissant à des licenciements ou à des mises en détention des personnes concernées.
Par ailleurs, Richardson Rakotomanana a récemment été élu pour représenter l’Ordre des journalistes au sein de la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH). Son remplacement à la tête du Bureau des doléances n’est pas encore effectif, dans la mesure où la composition complète de la CNIDH n’est pas encore finalisée.
Tsilaviny Randriamanga