Lors de la cérémonie Jaden–Isika, le 22 août 2025 à Antananarivo, plusieurs jeunes porteurs de projets ont présenté leurs initiatives citoyennes, dont Me-Tatitra, une plateforme visant à responsabiliser les transporteurs publics. Dans une capitale où retards, demi-tours imprévus et non-respect des horaires rythment le quotidien, ce projet mise sur la participation des usagers pour améliorer la qualité des services.
« L’idée est que les citoyens jouent un rôle central dans l’amélioration des services publics », explique Stéphanie Rakotondrazanany, membre du groupe Me-Tatitra.
« Aujourd’hui, il existe très peu de moyens efficaces pour signaler les problèmes dans les transports, et notre plateforme veut combler ce vide ».
Accessible via un site web et Facebook, Me-Tatitra permet aux voyageurs, chauffeurs, receveurs et coopératives de signaler les incidents et de partager leurs expériences. Mais le projet ne se limite pas au numérique : « Nous voulons toucher aussi ceux qui n’ont pas forcément accès à Internet, avec des actions concrètes sur le terrain », précise Stéphanie Rakotondrazanany.
L’ambition de Me-Tatitra est de créer une culture de responsabilité partagée. « Si chacun fait sa part — usagers, transporteurs et autorités — nous pouvons améliorer la qualité du service et fluidifier la circulation à Antananarivo », ajoute-t-elle.
Durant la même cérémonie, d’autres projets portés par des jeunes ont été présentés, tels que Tanjona Iray et Sahia, chacun visant à renforcer la participation citoyenne et à résoudre des problèmes locaux. « Ces initiatives montrent que la jeunesse malgache est prête à s’impliquer activement pour sa communauté », souligne Lova Mahanina Andrianantenaina, président de l’association Isika.
Il insiste également sur l’inclusivité des projets, mais aussi de la plateforme Isika, dans le même contexte que Me-Tatitra : « Même si notre plateforme est numérique, elle ne se limite pas à ceux qui ont une connexion Internet. Nous voulons que tout le monde, y compris les jeunes et les citoyens des zones moins connectées, puisse participer et utiliser ces outils comme source d’information et d’action ».
Irina Tsimijaly