Au lendemain de la proclamation des résultats du baccalauréat, les nouveaux bacheliers se préparent à franchir le cap des études supérieures. Les universités publiques demeurent le premier choix de la majorité.
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Prise de contact des étudiants de l’université de Sava, en janvier 2024. |
Les nouveaux bacheliers disposent désormais de davantage de possibilités d’intégrer une université publique. Outre les établissements implantés dans les six chefs-lieux de province, ceux des régions Melaky, Sava, Analanjirofo, Vakinankaratra et Itasy sont également opérationnels, a indiqué hier le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
À l’université d’Itasy, qui peut accueillir jusqu’à trois mille étudiants, entre neuf cents et mille places seront ouvertes aux nouveaux inscrits pour l’année universitaire 2025-2026, selon un responsable. L’établissement comprend trois instituts : l’Institut supérieur des Arts, Lettres et Sciences humaines, l’Institut supérieur des Sciences et Technologies, et l’Institut supérieur de Paramédical de Soavinandriana Itasy, dont l’ouverture est prévue pour la prochaine rentrée. Il abrite également deux écoles : l’École supérieure d’Ingénierie de l’Itasy et l’École supérieure d’Économie, de Droit, de Gestion et d’Entrepreneuriat.
Nouvelles opportunités
L’université de la Sava, inaugurée l’an dernier, prévoit d’accueillir cinq cents nouveaux étudiants. Elle propose des cursus en français et en anglais, ainsi que des filières en langues appliquées au tourisme, en agronomie et production durable, en sciences de la vie et de l’environnement, en génie civil, en électrotechnique, électronique et énergies.
Quant à l’université de Vakinankaratra, elle regrouperait près de deux mille étudiants et offre dix mentions : génie rural, génie civil, génie industriel, sciences et techniques minières, architecture et paysagisme, environnement, automatisme, informatique, agriculture et élevage, télécommunications, et cinéma (via le Sticom).
L’université d’Antananarivo demeure la plus importante, avec environ dix mille places réservées aux étudiants de première année. La capacité totale de l’ensemble des universités publiques de Madagascar n’a toutefois pas été précisée.
Malgré l’ouverture de nouvelles opportunités, ces établissements font face à des défis persistants : manque d’infrastructures, pénurie d’enseignants, interruptions fréquentes des cours en raison de mouvements étudiants ou de grèves.
« Les universités publiques restent attractives car elles sont gratuites et leurs diplômes sont souvent reconnus à l’international. Beaucoup de diplômés trouvent leur place à l’étranger », souligne Mendrika, un bachelier qui ambitionne de poursuivre des études de droit.
Miangaly Ralitera