ENVIRONNEMENT - Des foyers d’incendie détectés dans des aires protégées

Le 26 août, plusieurs aires protégées ont été touchées par des incendies. Les zones tampons d’Ankarafantsika et d’Isalo ont brûlé, tandis que les noyaux durs ont été épargnés.

Image d’une aire protégée en feu.

Vingt-neuf aires protégées ont été concernées, selon la carte des foyers d’incendie publiée hier par le ministère de l’Environnement et du Développement durable. Ankeniheny-Zahamena, Itremo, Sud-ouest Ifotaky, Behara Tranomaro, Amoron’i Onilahy, Mangoky Ihotry, Ranobe, Zombitse-Vohibasia, Ambositra-Vondrozo, Befotaka-Midongy du Sud, Kasijy, Ankarafantsika, Bombetoka Beloboka, Mahavavy Kinkony, Andrafiamena Andavakoera, Comatsa Nord, Mahimborondro, Montagne d’Ambre, Tsaratanana, Isalo, Bemaraha, Maningozy, Tsimembo Manambolomaty, Ambohijanahary, Kirindy Mitea, Menabe Antimena, Loky Manambato, Bongolava et Tampoketsa d’Analamaitso figurent sur la liste.

« L’origine des incendies fait encore l’objet d’investigations. Mais les feux ont été maîtrisés dès hier soir (mardi) », a indiqué un responsable de la région Boeny, mobilisé dans l’opération d’extinction au parc national d’Ankarafantsika. Dans ce site, le noyau dur n’a pas été affecté : les flammes ont ravagé la savane de la zone tampon, dans la commune d’Andranofasika. Même constat à Isalo, où le feu a été circonscrit sans atteindre le cœur du parc. « Des efforts importants ont été déployés pour empêcher les flammes de pénétrer dans les noyaux durs », confirme une source au ministère.

Vérifications

Certains responsables régionaux mentionnés dans la liste n’ont toutefois pas confirmé la présence d’incendies dans les aires protégées de leur zone. « Les cantonnements forestiers ne nous ont pas encore signalé de feux, mais des vérifications sont en cours », précise la même source, rappelant que les points chauds détectés par satellite ne correspondent pas toujours à de véritables incendies de forêt. « Il peut s’agir de petits feux allumés par les villageois aux abords des parcs, pour leurs besoins domestiques », poursuit-elle. Mais ces foyers, mal maîtrisés, peuvent dégénérer en vastes incendies, tout comme les feux de brousse, les braises de charbon de bois ou les mégots de cigarettes jetés au bord des routes.

À Ankarafantsika, la lutte contre le feu a mobilisé environ deux cents villageois, épaulés par les gestionnaires du parc et des agents du ministère. Munis de battes-feu, de pelles, de sacs à eau et de pulvérisateurs, ils sont parvenus à circonscrire les flammes mardi soir, après plusieurs heures d’efforts. Mais les moyens restent limités. 

« Si le noyau dur est touché, il faudrait au moins un millier de sacs à eau. L’idéal serait l’intervention d’un Canadair pour accélérer l’extinction et limiter les dégâts », souligne une source.

Le ministère de l’Environnement prévoit justement de tester, en octobre, l’utilisation d’un avion bombardier d’eau dans une aire protégée. En attendant, il annonce le renforcement des moyens de lutte contre les incendies à travers le réseau d’aires protégées.

Miangaly Ralitera

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