Le spectacle Tapolakaglady Timeless du groupe Rossy a rencontré un large succès auprès de ses fans. Il pourrait rester comme l’un des temps forts de sa carrière.
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| Rossy livre une prestation émouvante lors de « Tapôlakaglady Timeless ». |
Spectacle à guichets fermés, ambiance soutenue, prestation particulièrement travaillée. Perfectionniste jusque dans le maniement de sa guitare ou de son kabosy, Rossy laisse peu de place à l’improvisation. Plus qu’un spectacle, le Tapolakaglady Timeless, samedi au Palais des Sports, s’est distingué par sa prestation, son organisation, ses décors et l’importante mobilisation du public.
Quand il relève le défi, ce n’est pas seulement pour épater la galerie. On pouvait craindre qu’après deux Tapolakaglady, au même endroit et à Atsonjombe, l’année dernière, le public ne s’en lasse. Il n’en a rien été. Les spectateurs sont venus en nombre et tous les billets avaient été vendus dès vendredi.
Le Tapolakaglady Timeless est un résumé de toute la carrière de Rossy, depuis ses débuts en 1980 jusqu’à cette année. À bientôt 66 ans, Rossy continue d’afficher une grande énergie et une créativité intacte. Il a passé en revue l’ensemble de son parcours, avec, en prime, des améliorations notables dans les arrangements et le recours à un chœur.
Dimension traditionnelle
Le concert débute en douceur avec « Vavaka », l’un de ses slows les plus connus, accueilli dans un certain recueillement. Le morceau a été revisité avec l’appui d’un chœur, une touche de saxophone et quelques notes de piano. Puis il enchaîne avec « Tsy ampy Fitia », chanson langoureuse sur l’amour, « Mañana finoana », hymne à la foi, puis « Hafatra », « Any Malala », « Mahatsiaro anao », « Na dia lavitra »…
L’ambiance monte lorsque Rossy hausse le ton avec « Raiso amin-kafalina », « Ikalasoa », « Avelao ho avy izay ho avy », « Raha manina », « Mbola ho avy », « Mbarakaly », « Tiako tiako », « Lambahoany », « Androany »…
La plupart des morceaux ont été repris en chœur par le public. Même le rappeur Rabousa s’est approprié un titre de Rossy, qu’il a interprété à son tour.
Les instruments à vent, les Babampa, ainsi que les chorégraphies de Tsingory avec Volampeno et Théo, toujours présents sur scène, ont renforcé la dimension traditionnelle du spectacle.
Le hiragasy, l’une des principales sources d’inspiration de Rossy et qui accompagne son parcours depuis ses débuts, a occupé une place de choix dans le spectacle. Grâce à cette influence, des mpihira gasy, à l’image de Besigara Ramilison ou Dadagaby, ont également trouvé une place importante dans la musique populaire malgache.
Le public, très réceptif, en voulait davantage et tardait à quitter le Palais des Sports. Mais le spectacle devait prendre fin. Rossy a proposé une production particulièrement soignée, avec des moyens techniques à la hauteur de l’événement. La lumière et le son assurés par Cool Concept Event ont apporté un cachet supplémentaire au concert.
Le spectacle a ainsi reposé sur la rencontre entre l’artiste et une importante équipe technique en coulisses. Une combinaison qui a largement contribué à sa réussite. Reste désormais à savoir jusqu’où Rossy pourra encore renouveler la formule Tapolakaglady, après plusieurs éditions marquantes.
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