Une jeune femme a perdu la vie à Tanjombato, poussée dans la rivière par des voleurs à qui elle avait tenté de tenir tête. La Police nationale a diligenté une enquête.
![]() |
| La Police scientifique et technique procède aux constatations. |
Drame. Hier matin, aux alentours de 7h15, un attroupement s’est formé sur le pont ferroviaire d’Ambohimanatrika, commune de Tanjombato. Les habitants, alertés par les sauveteurs, assistaient à la récupération du corps d’une jeune femme retrouvée sans vie dans les eaux de l’Ikopa.
Sur place, les sapeurs-pompiers de la caserne proche tentaient de dégager la victime, allongée sur le sol humide, vêtue d’un pantalon clair à rayures verticales, d’un haut sombre et de chaussures foncées, une tenue simple de tous les jours. La foule se pressait autour d’eux.
La personne décédée a été identifiée. Elle avait environ 22 ans, originaire de Faratsiho, mais employée dans la capitale. Elle était en compagnie de sa sœur âgée de 15 ans. Toutes deux travaillent ensemble à Itaosy. Selon les premiers éléments signalés par les autorités présentes, la jeune femme aurait été agressée la veille au soir, vers 20h30, par des voleurs, alors que sa sœur et elle circulaient à pied sur le pont.
Quartier dangereux
Elle aurait résisté à l’arrachage de son téléphone et poursuivi les malfaiteurs avant d’être projetée dans la rivière. Son corps a été remonté à la surface hier matin par les sapeurs-plongeurs de Tanjombato, au niveau du quartier Saropody.
Les riverains confirment cette version. L’un d’eux raconte : « Les voleurs ont tiré sur le téléphone qu’elle tenait. Elle n’a pas accepté de le lâcher et a résisté, ce qui s’est terminé par une poussée dans l’eau. » Un autre ajoute : « Ce quartier est dangereux, il y a souvent des appels au secours sur ce tronçon de voie ferrée. »
Après la remontée du corps, une somme de 100 000 ariary a été découverte dans la poche de la victime et remise à un proche habitant à Paraky Soanierana. La police scientifique et technique s’est rendue sur place pour procéder aux constatations et ouvrir une enquête. Les habitants dénoncent l’insécurité persistante dans ce secteur et regrettent le manque de réactivité des autorités, certains assurant qu’une équipe dépêchée dès la première alerte avait quitté les lieux pour une autre intervention. Les recherches ont été intensifiées pour interpeller les auteurs.
Gustave Mparany
