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| Les quatre jeunes héros aux Mondiaux de Santa Susanna de retour au pays avec des médailles autour du cou. |
Quelques membres de la famille des joueurs ainsi que des représentants de l’instance dirigeante de la pétanque sont venus accueillir les porte-fanions malgaches aux championnats du monde des jeunes mixtes U18 à Santa Susanna, en Espagne, samedi après-midi, à leur retour à l’aéroport d’Ivato. Après la caravane d’Ivato au stade Barea en passant à Ambodihady, les héros ont été reçus par le ministre de la Jeunesse et des Sports.
La sélection malgache s’est hissée à trois reprises sur le podium aux Mondiaux des jeunes. Harison Clarito Andriambelonony et Nomena Ramamonjisoa ont décroché la médaille d’or et conservent le titre de champions en doublette, et ont également arraché le bronze en tir de précision. En triplette, l’équipe renforcée par Eliot Raberanto et Nameno Ramamonjisoa a échoué en demi-finale, battue par l’équipe de France, et s’est contentée de la médaille de bronze.
« Madagascar figurait parmi les trois meilleures nations au monde avec la Thaïlande et la France. Les jeunes ont donné le meilleur d’eux-mêmes après deux mois de préparation intense. Le plus important, c’est qu’ils ont pu garder le titre mondial en doublette », se réjouit le coach national, Lalaina Ratsimbaharison.
Sérieux
« Nos filles ont été moins performantes tandis que nos garçons ont été impressionnants. Garder le titre n’est jamais facile. Il faut donc se préparer continuellement et se consacrer à la détection de la relève chez les filles », a expliqué le technicien.
Le double champion du monde, Clarito Andriambelonony, a souligné : « Ma présence dans l’équipe, après notre exploit lors de la première édition, avait impressionné les équipes adverses. Nous étions malmenés en triplette. Nous avons eu beau nous battre pour revenir au score, l’équipe de France a été plus chanceuse en demi-finale. La leçon à tirer est qu’il faut avoir confiance en son coach, mais aussi être solidaires sur le terrain et s’entraider. »
« Nous avions fait de notre mieux pour la continuité de ce qu’ont déjà prouvé nos prédécesseurs (...) J’ai ressenti la fatigue en demi-finale, c’est la raison de mon relâchement, car j’ai quasi formé l’équipe du début à la fin de la compétition », a expliqué Nomena Ramamonjisoa. Les jeunes boulistes de la Grande Île ont encore une fois prouvé que « Madagascar est en pétanque le Brésil du football ».
Madagascar avait été sacré champion du monde l’an passé, avec une médaille d’or en doublette et une médaille d’argent en triplette. « Ces résultats sont le fruit des efforts des joueurs et de tous ceux qui les accompagnent. Si nous voulons conserver notre statut de favori, il faut davantage de sérieux dans la préparation, mais surtout le soutien de l’État pour les déplacements et la construction du tant attendu boulodrome national, promis par au moins trois présidents de la République », a réitéré Ravaka Andriantsiferana, président de la ligue d’Analamanga.
Le ministre Alain Désiré Rasambany a également annoncé, dans son discours, la construction d’un boulodrome, ainsi que la décoration des champions pour leurs performances.
Serge Rasanda
