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| Le général retraité Richard Rakotonirina, durant une conférence à l’Havoria, Anosy, en juin. |
L’autonomisation des jeunes à l’ère de l’intelligence artificielle (IA), ou «Youth Empowerment in the Era of AI», c’est le thème d’un talk-show international organisé par la Swiss German University, une université privée sise à Jakarta, en Indonésie, jeudi.
Les discussions ont porté sur la place et la responsabilité de la jeunesse dans un monde profondément transformé par l’IA. La rencontre a réuni, en format bilingue, plusieurs intervenants autour des défis auxquels la nouvelle génération est confrontée dans un environnement mondial marqué par l’incertitude. Le général retraité Richard Rakotonirina, ancien ministre de la Défense nationale, a été l’un des principaux intervenants.
L’ancien ministre Rakotonirina a apporté une lecture stratégique des mutations en cours. Le but des échanges a été de définir une piste sur «comment former des jeunes capables d’habiter un monde que les institutions, les compétences et parfois l’imagination n’arrivent plus à suivre». L’officier général retraité a ainsi émis la réflexion sur l’évolution du contexte mondial.
Le monde décrit durant la conférence ne serait plus seulement «VUCA», c’est-à-dire volatile, incertain, complexe et ambigu. Il est devenu «BANI», un environnement caractérisé par la fragilité des systèmes, l’anxiété, la non-linéarité et l’incompréhensibilité ou «brittle, anxious, nonlinear, incomprehensible», un contexte dans lequel les jeunes doivent apprendre à évoluer sans disposer nécessairement de repères stables.
L’intelligence artificielle occupe désormais une place centrale dans cette transformation. Présentée comme bien plus qu’un simple outil technologique, l’IA est également devenue un enjeu de puissance et de compétition, selon les explications. La conférence a notamment abordé ses effets sur le monde du travail, avec l’automatisation de certaines activités et la perspective d’une transformation profonde des emplois, y compris de certaines fonctions liées au jugement. Face à ces changements, les intervenants ont insisté sur la nécessité de préparer la jeunesse à s’adapter.
Garry Fabrice Ranaivoson
