Championnes d’Afrique en 2024 et 2025, les Ankoay peinent à confirmer leur suprématie continentale sur la scène mondiale. Quid de l’Africacup à domicile en décembre ?
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| L’absence de Christiane Jaofera (drapeau) handicape les Ankoay à Bangkok. |
Depuis leur double sacre à l’Africa Cup, les Ankoay dames ont multiplié les rendez-vous internationaux sans parvenir à franchir un nouveau palier face à l’élite mondiale. Entre Coupe du monde, tournois de qualification olympique, Women’s Series et Champions Cup, Madagascar a gagné en exposition, mais peine encore à convertir cette expérience en résultats. Le dernier résultat de la Women’s Series de Bangkok a montré l’écart du niveau avec deux lourdes défaites (11-21 contre le Canada et 4-21 face à l’Australie).
En décembre 2024, les Ankoay dames avaient frappé fort à domicile. Portées par leur public, elles remportaient l’Africa Cup de 3x3 et validaient leur statut de référence continentale. Un an plus tard, elles confirmaient cette domination en conservant leur couronne africaine. Deux titres qui ont ouvert les portes d’un calendrier international de plus en plus relevé. Mais le passage du continent à la scène mondiale a révélé l’écart qui sépare encore Madagascar des meilleures nations. Coupe du monde, tournoi de qualification olympique, Women’s Series et Champions Cup ont permis aux Ankoay de se mesurer régulièrement au gratin du 3x3. Si ces compétitions ont offert une précieuse expérience, les résultats restent en retrait par rapport aux performances réalisées en Afrique.
Relève et Africa Cup 2026
Pour Jean Michel Ramaroson, président de la Fédération malgache de basketball, cette progression en matière d’exposition ne doit toutefois pas être confondue avec une progression ou régression du niveau. « Tout est relatif. Est-ce que l’année dernière, nous avons remporté une Women’s Series ou une Coupe du monde ? Nous avons participé aux mêmes compétitions. Malheureusement, les résultats n’ont pas changé, mais nous avons réussi à gagner la Coupe d’Afrique », explique-t-il.
« Les Nations Leagues U23 constituent une préparation de la relève. C’était la première fois que nous y participions. La vérité, c’est qu’il faut se préparer très sérieusement, car les enjeux de l’Africa Cup sont désormais connus ».
Le président de la FMBB reconnaît toutefois que le chemin reste long. L’expérience acquise sur la scène internationale doit maintenant permettre aux Ankoay de franchir un nouveau cap. La fédération souhaite ainsi élargir et renforcer son réservoir de joueuses. La participation aux Nations Leagues U23 constitue, selon Jean Michel Ramaroson, une première étape dans la préparation de la relève.
L’objectif immédiat reste l’Africa Cup 2026, prévue à domicile en décembre. Madagascar devra défendre son titre devant son public tout en préparant déjà la suite.
«Pour l’Africa Cup à domicile en décembre, nous sommes en train de construire l’équipe et de nous préparer sérieusement. Les techniciens ont beaucoup de responsabilités. En revanche, ils ont le choix des joueuses, conformément aux règles d’éligibilité et aux règles de présélection», précise Jean Michel Ramaroson.
Après deux couronnes africaines consécutives, les Ankoay dames ont désormais confirmé leur suprématie continentale. Leur prochain défi sera de transformer cette domination en performances internationales et de réduire l’écart qui les sépare encore des meilleures nations mondiales.
Donné Raherinjatovo
