La portion entre la ville de Mahajanga et Berivotra fait l’objet de nombreuses critiques de la part des usagers depuis un an. Cette portion de route cahoteuse est caractérisée par un état de dégradation avancée et très chaotique.
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| Le chantier de réhabilitation de route en ville a démarré lundi à Mahajanga. |
La fréquence du trafic sur la route nationale n° 4 reliant Mahajanga à la capitale commence à augmenter progressivement. La première vague des estivants est déjà rentrée vers son lieu d’origine après un séjour de quelques semaines depuis le mois de juin dernier. À partir de cette semaine, on s’attend à davantage de va-et-vient sur cette route nationale en provenance de la capitale et des autres régions de la Grande Île.
La portion entre la ville de Mahajanga, en passant par Belobaka, dans le district de Mahajanga, Besely et jusqu’à Berivotra, fait particulièrement l’objet de nombreuses critiques de la part des usagers depuis un an. Cette portion de route cahoteuse est caractérisée par un état de dégradation avancée et très chaotique. Le trajet nécessite actuellement environ deux heures de conduite, contre quarante-cinq minutes auparavant.
Les conducteurs et les usagers se sentent irrités et déçus en abordant cette partie de la route nationale. Cette dernière étape du long trajet de plus de cinq cent soixante-dix kilomètres, distance entre Mahajanga et Antananarivo, constitue un véritable calvaire et un supplice pour tout le monde, passagers et chauffeurs.
Détérioration totale
« L’asphalte a été retiré sur certains segments, notamment à partir de la station forestière de Marohogo, de Besely jusqu’à Berivotra et Ambovondramanesy. C’est du jamais-vu. Les véhicules mettent beaucoup plus de temps à relier Mahajanga et Berivotra en raison de la chaussée trépidante et cahotante, garnie de cailloux et de trous. Cela fait plus d’un an que ce tronçon est resté dans cet état de détérioration totale. Les secousses causent des dommages aux véhicules. Les pneus sont souvent crevés à ce niveau. On est obligé de changer nos roulements et nos silentblocs après chaque passage. Les responsables du ministère des Travaux publics devront résoudre rapidement le problème. À la prochaine saison des pluies, on s’attend au pire », a critiqué un conducteur de taxi-brousse.
La dégradation de cette infrastructure routière concerne aussi celle de la traversée de la ville de Mahajanga, classée route nationale, à partir d’Ambohimandamina, Tanambao Sotema jusqu’à Antanimalandy, Amparehigidro, devant le siège de l’agence Star, jusqu’à la sortie de la ville de Mahajanga à Belobaka et jusqu’au croisement d’Ambalakida.
La commune de Belobaka est la porte d’entrée de la ville de Mahajanga. L’état désastreux de la route n’est pas digne de l’accueil des visiteurs. La commune urbaine de Mahajanga a lancé officiellement des travaux dans la ville lundi dernier, particulièrement à Ambondrona ainsi qu’à Mangarivotra, près du centre pastoral diocésain Don Bosco, Antanimasaja, Ambohimandamina, Tanambao Sotema et vers Belobaka. Environ huit chantiers sont inclus dans ces projets de réhabilitation de routes.
Vero Andrianarisoa
