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| Les quatre chefs d’Église au sein du FFKM. |
Presque dix mois après le début du processus de refondation, les attentes autour de sa mise en œuvre se multiplient. La situation politique actuelle amène certains acteurs à s’interroger sur la clarté de la démarche engagée. De son côté, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) exerce une pression sur le processus en appelant à des réformes « claires, assorties d’un calendrier précis, transparentes, ouvertes à toutes les parties prenantes », dans son communiqué publié en juin. L’organisation régionale insiste également sur la nécessité d’un processus inclusif et d’un dialogue impliquant les différentes composantes de la société malgache.
Au niveau national, le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) est appelé à jouer un rôle majeur dans la préparation de la concertation nationale. « Le FFKM occupe une position unique. Plus qu’un médiateur, il représente aujourd’hui, pour une grande partie de la population, une référence morale capable de garantir le sens et la crédibilité du processus en cours », indique Raharinaivo Andrianantoandro, président de Vondrona Ampandrana, dans un communiqué adressé aux chefs des Églises membres du FFKM.
Contours imprécis
Chargé de préparer cette concertation nationale, le FFKM n’a pas encore organisé cette rencontre pourtant prévue dans le calendrier initial de la refondation depuis juin. Pour Vondrona Ampandrana, les contours du processus restent encore imprécis. « À ce jour, le cadre de la refondation reste flou. Aucun document de base n’a encore été formellement établi pour en définir les orientations, la méthodologie, les objectifs et le calendrier », souligne le mouvement.
Face à ces incertitudes, Vondrona Ampandrana appelle le FFKM à prendre l’initiative en définissant un cadre clair pour la refondation nationale, en mobilisant les forces vives du pays et en établissant un chronogramme transparent. « Il ne s’agit pas de ralentir le processus national. Il s’agit de lui donner un sens», précise-t-il.
Ihariana Sarobidy
