Des enquêtes ont été menées afin d’améliorer les connaissances sur la diaspora malgache. Le projet Tady, piloté par le ministère des Affaires étrangères depuis 2023 avec l’appui technique d’Expertise France et le financement de l’Agence française de développement (AFD), et mis en œuvre avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a pour objet de valoriser le capital social, culturel et économique de la diaspora malgache.
Trois enquêtes à visée représentative ont été élaborées et réalisées. L’enquête « Ainga » a porté sur les membres de la diaspora malgache dans le monde, « Taratra » donne un aperçu de la manière dont la population restée au pays voit la diaspora et l’enquête « Ako » porte sur les associations françaises œuvrant à Madagascar, dont celles de la diaspora. Le document résumant deux des trois enquêtes, sorti en juin 2026, intitulé :
« Un dispositif de développement des connaissances sur la diaspora malgache dans le monde (Tady-Disco), premiers résultats des enquêtes Ainga et Taratra », fait état d’un effectif important, estimé à environ 480 000 Malgaches éparpillés dans le monde, dont 30 % ont moins de 18 ans.
« La diaspora est concentrée en majeure partie en France (environ 90 %), et globalement bien insérée dans ses pays d’accueil. La première génération (les migrants) représente 59 % des adultes. Les autres générations (les personnes nées en dehors de Madagascar) ont ainsi un poids très significatif (41 %) »,
indique le document. Des membres de la diaspora travaillent dans des pays comme le Costa Rica, le Vietnam, le Lesotho, la Roumanie, la Finlande, les Philippines ou encore l’Autriche.
« La population malgache livre une appréciation très positive de la diaspora qui se traduit par une demande d’engagement de la diaspora beaucoup plus forte dans les affaires du pays. Si sa contribution effective au développement du pays est jugée plutôt faible, sa contribution potentielle est considérée décisive (aussi bien pour l’économie que pour l’ouverture socioculturelle) », souligne le document.
Mirana Ihariliva