MÉTIER - La location de charrettes constitue une source de revenu

La charrette, un outil de travail et une source de revenu.

Derrière le va-et-vient incessant des porteurs de marchandises à Ambodivona se développe une activité discrète mais essentielle. La location de charrettes à bras et de pousse-pousse permet chaque jour à de nombreux travailleurs d’assurer le transport de marchandises pour le compte de leurs clients, sans avoir à investir dans leur propre équipement.

Le principe est simple. Des propriétaires mettent leur matériel à la disposition des porteurs, qui l’utilisent pour acheminer les marchandises jusqu’à leur destination. Le coût de la location varie entre 1 500 et 3 000 ariary par trajet, selon la distance à parcourir. Ce système repose essentiellement sur une relation de confiance entre les propriétaires et les utilisateurs.

Parmi les acteurs majeurs de ce secteur figure François Rakotondrasoa, surnommé « Fra ». Ancien porteur, il s’est reconverti en 2005 dans la fabrication et la location de charrettes à bras et de pousse-pousse. Après plusieurs années d’expérience dans le métier, il a progressivement constitué un parc de vingt équipements, dont seize pousse-pousse et quatre charrettes à bras, qu’il met chaque jour à la disposition des porteurs.

Confiance

« Dans ce travail, la confiance est la base de toute chose. Je connais presque tous les porteurs, mais si je ne connais pas quelqu’un, je demande sa carte d’identité», explique-t-il. Une précaution qui lui permet de mieux sécuriser son activité.

Grâce à cette activité, François Rakotondrasoa affirme percevoir en moyenne 80 000 ariary de recettes par jour. Mais la location n’est pas sans risques. Il lui est déjà arrivé de perdre un pousse-pousse lorsqu’un porteur est parti avec sans jamais le restituer. « Il est parti avec mon pousse-pousse et a disparu », raconte-t-il.

Malgré ces incidents, la demande reste soutenue. La location de charrettes à bras et de pousse-pousse constitue aujourd’hui un maillon important de l’économie informelle à Ambodivona. Elle crée une complémentarité entre propriétaires et porteurs et permet à ces derniers d’exercer leur activité sans supporter le coût d’achat d’un équipement indispensable au transport quotidien des marchandises.

Fanilo Mampianintsoa

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne