La présomption d’innocence constitue le principal message du communiqué publié hier par le ministère de la Justice à la suite de la vindicte populaire survenue à Maintirano. Le texte rappelle que nul ne peut être considéré comme coupable sans enquête complète et sans jugement rendu par une juridiction compétente.
Le ministère condamne fermement le lynchage, qualifié de violation grave de la loi, et insiste sur le rôle des magistrats et des Forces de l’ordre, seuls habilités à mener les investigations et à prononcer des peines.
Ce rappel fait suite au contexte de tension. Marie Louise Floria Ravaoharimalala, gérante d’un cash point, a été retrouvée morte le 10 juillet après avoir disparu la veille. Selon les enquêteurs, elle a été victime d’un meurtre d’une extrême violence.
La colère des habitants et des proches de la victime a explosé. Denany, un homme arrêté par la Police nationale et soupçonné d’être impliqué, a été livré à la foule. Il a été lynché et brûlé vif dimanche après-midi, malgré la présence des Forces de l’ordre.
Si les policiers n’ont pas été directement pris à partie, plusieurs infrastructures ont subi des dégâts.
Gustave Mparany