ENTRAÎNEMENTS - Les amateurs de basket réclament l’accès aux infrastructures

Des basketteurs jouant sur le terrain extérieur  du stade Barea.

Les neuf terrains de basketball aménagés au stade Barea Mahamasina avaient été conçus pour devenir un véritable levier du développement du basketball. Pourtant, plusieurs acteurs estiment que ces infrastructures publiques sont devenues difficilement accessibles en raison de tarifs de location jugés trop élevés. Le sujet a refait surface lors du Jamboree national de mini-basket, qui s’est achevé samedi au Palais des sports Mahamasina. Faute de moyens pour louer les terrains du stade Barea, les organisateurs ont finalement utilisé les installations de l’université d’Antananarivo.

Selon un responsable de la Fédération malgache de basketball (FMBB), ayant requis l’anonymat, la location d’un terrain s’élève à 25 000 ariary par heure. Les six terrains situés du côté de Gerb’Or représentent ainsi une dépense de 1 200 000 ariary pour une journée de huit heures (6 terrains × 25 000 ariary × 8 heures). Pour un championnat de dix jours, la facture atteint 12 millions d’ariary, sans compter les frais supplémentaires liés à l’éclairage lorsque les rencontres se prolongent en soirée.

Des tarifs préférentiels

Cette situation oblige souvent les clubs à demander une cotisation de 1 500 à 2 000 ariary par joueur à chaque match afin de couvrir les frais de location. Un poids financier supplémentaire qui pèse sur les familles et freine l’organisation des compétitions, alors que la plupart des championnats attirent déjà peu de spectateurs.

L’ancien président de la République, Andry Rajoelina, avait donné son accord en 2023 pour une autorisation permanente permettant à la FMBB de bénéficier de la gratuité de l’utilisation de ces terrains. Toutefois, cette décision n’a jamais été effectivement appliquée.

La grande famille du basketball demande aujourd’hui l’application effective de cette autorisation afin de favoriser le développement de la discipline. À défaut, elle souhaite la mise en place de créneaux horaires gratuits, notamment entre 17 heures et 20 heures, pour permettre aux clubs, sections, ligues et à la Fédération d’assurer leurs entraînements. Selon elle, la mission de l’État consiste à mettre gratuitement des infrastructures sportives à la disposition des pratiquants afin de favoriser le développement du sport.

« Lorsque l’accès à ces équipements devient trop coûteux, c’est tout le processus de développement du sport qui s’en trouve fragilisé », confie un parent d’athlète ayant souhaité garder l’anonymat.

Interrogé sur le sujet, l’ancien directeur général de Kianja Barea Madagascar, Mady Rasolovoninjatovo, a indiqué que son mandat était arrivé à son terme et qu’il ne pouvait plus s’exprimer sur ce dossier. De son côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, rappelle que « des tarifs préférentiels existent déjà pour les fédérations utilisant les infrastructures de KBM et du Palais des sports. Des réductions peuvent être accordées après concertation. Toutes les options restent ouvertes au dialogue entre les parties concernées. 

Donné Raherinjatovo

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