Le bilan de la Police des mœurs et de la protection des mineurs (PMPM) d’Anosy depuis janvier fait état de 65 personnes placées en détention préventive pour viol. Sur les 258 plaintes enregistrées, 231 concernent des mineurs. Parmi les suspects, huit ont été incarcérés au Centre de rééducation d’Anjanamasina, dix placés sous contrôle judiciaire, cinq remis en liberté provisoire et cinq dossiers classés sans suite.
Depuis l’accalmie observée autour de la peine de castration, pourtant inscrite dans le Code pénal mais rarement prononcée, la police constate une hausse des témoignages et des dépôts de plainte. Les infractions sexuelles restent poursuivies systématiquement et les auteurs présumés sont traduits en justice.
Les dossiers révèlent aussi des violences commises au sein des familles, impliquant des pères et leurs filles, des frères et sœurs ou encore des mères et leurs fils. Les abus sur des enfants de moins de 15 ans sont assimilés à des viols.
Même lorsque les victimes ne portent pas plainte, des signalements parviennent à la PMPM. Des campagnes de sensibilisation sont toujours menées sur le terrain.
Gustave Mparany