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| Des candidats au BEPC au centre d’examen Lycée Jean-Joseph Rabearivelo à Analakely. |
Les épreuves du BEPC au centre d’examen du Lycée Jean-Joseph Rabearivelo à Analakely ont été marquées par l’absence de plusieurs candidats. Nombreuses raisons expliquent cette situation.
Au centre d’examen du Lycée Jean-Joseph Rabearivelo à Analakely, soixante-dix-huit candidats étaient absents sur les 1 265 inscrits à la deuxième journée des épreuves du BEPC. Ce chiffre a augmenté d’une unité par rapport à la première journée, au cours de laquelle 77 absences avaient été recensées.
Malgré ces absences, les responsables du centre se veulent rassurants. « Ces absences n’empêchent toutefois pas les candidats concernés de poursuivre leur examen. Ils peuvent encore se présenter aux autres épreuves prévues au programme. En effet, au BEPC, il n’existe pas de note éliminatoire. L’admission est déterminée à partir du total des points obtenus à l’ensemble des épreuves, et non sur la base d’une seule matière », indique Holy Rakotomalala Rabarison, chef du centre d’examen du Lycée Jean-Joseph Rabearivelo.
Abandon
Derrière ces chiffres se cachent toutefois des réalités bien différentes. Un parent d’élève raconte que son fils n’a pas pu se présenter au centre d’examen, car il est tombé gravement malade la veille du début des épreuves du BEPC. « Mon fils a eu une forte fièvre. Nous l’avons emmené consulter un médecin, mais son état ne s’était pas amélioré. Nous avons donc décidé de ne pas l’envoyer au centre d’examen. Son père et moi nous sommes dit qu’il pourrait repasser l’examen l’année prochaine », témoigne Nivo, une mère de famille.
D’autres candidats, en revanche, ont dû faire face à des difficultés d’un autre ordre. « Pour ma part, j’ai dû arrêter l’école un mois avant l’examen. Ma mère est tombée malade et j’ai été contraint de trouver des petits boulots pour l’aider », témoigne un candidat ayant souhaité garder l’anonymat.
Du côté des enseignants, ces situations reflètent une réalité plus large. Pour Maurice Ratelolahy, professeur de physique-chimie, plusieurs facteurs peuvent expliquer ces absences. « Certains candidats abandonnent après avoir rencontré des difficultés lors de la première épreuve ou parce qu’ils estiment ne plus avoir de chances de réussir. D’autres sont confrontés à des problèmes de santé, de transport ou à des contraintes familiales. Pourtant, il est toujours préférable de poursuivre les épreuves jusqu’à la fin », explique-t-il.
Si certains candidats ont déjà renoncé, d’autres ont encore la possibilité de reprendre le chemin du centre d’examen. Au BEPC, l’absence à une épreuve ne signifie pas automatiquement l’échec. « Chaque point obtenu aux matières restantes peut encore contribuer à l’obtention de la moyenne », poursuit le professeur de physique-chimie.
Mialisoa Ida
