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| Des marchands de rue sommés de libérer la chaussée à Andravoahangy. |
La Commune urbaine d’Antananarivo poursuit sa lutte contre le désordre urbain. Le quartier d’Andravoahangy a fait l’objet d’une vaste opération d’assainissement et de réorganisation.
Grand coup de balai à Andravoahangy. Le quartier s’est métamorphosé. Le secteur « Mascar », principal point noir de cette zone, a fait l’objet d’une opération de réorganisation afin de libérer les trottoirs pour les piétons et de fluidifier la circulation des véhicules.
Les autorités communales ont procédé au retrait des voitures, des motos, des taxi-motos et des charrettes qui bloquaient les trottoirs. Le stationnement prolongé des bus aux arrêts y est également strictement interdit afin de garantir une rotation rapide des véhicules. Dans la même foulée, la station de taxis attenante a, elle aussi, été restructurée pour éviter les débordements sur la chaussée.
Par ailleurs, les marchands informels qui encombraient l’arrêt de bus et la chaussée ont été évacués. L’opération ne s’est pas arrêtée aux abords des routes. À l’intérieur du marché d’Andravoahangy, les commerçants ont été sommés de nettoyer leurs espaces de vente et de démonter toutes les structures et extensions construites illégalement dans l’enceinte du marché.
Marathon
Ces mesures ne constitueraient que la première étape d’un plan plus vaste visant à réorganiser la circulation dans ce quartier.
« Nous prévoyons de lancer un nouveau dispositif sur cet axe, ciblant en priorité la restructuration des zones d’arrêt», indique le commissaire Brice Andrianina Ratsimba, directeur des Transports et de la mobilité urbaine (DTMU) auprès de la CUA.
C’est un véritable marathon que mène la CUA pour réorganiser le trafic à Antananarivo. Le chantier d’Andravoahangy s’inscrit, en effet, dans la lignée des récents aménagements d’Ivandry et d’Ambodivona, sans oublier Ankadimbahoaka, qui a servi de zone de simulation il y a quelques jours. Si les riverains saluent l’initiative, ils ne cachent pas leur déception face au manque de pérennité de ces opérations. « L’effort est louable, mais la question de la pérennité reste entière. Un coup de poing d’une journée ne suffit pas », réagit Donald Ramarokoto, automobiliste, avant d’ajouter : « À Ambodivona, par exemple, les vieilles habitudes ont déjà repris le dessus. Les deux-roues et les marchands squattent de nouveau les voies. Il est temps de passer à des mesures qui durent. »
La municipalité indique que les contrôles et le suivi des nouvelles dispositions vont se poursuivre de manière rigoureuse dans toute la capitale. « Le véritable objectif, c’est vraiment de changer les comportements et de casser les vieilles habitudes des citoyens », poursuit le DTMU.
Miangaly Ralitera
