Les Transports taxi-motos (TMT) ou bajajs envahissent de plus en plus la circulation à Mahajanga. La semaine dernière, une opération de contrôle menée par la police municipale, dirigée par le commissaire de police Abel Rabemanaja, a permis de saisir une trentaine de tricycles clandestins qui assuraient des courses en ville.
Ces véhicules, tous immatriculés WWT, circulaient sans numéros d’exploitation attribués et sans autorisation officielle. Ils ont été placés en fourrière au service de la voirie à Analakely, en attendant la régularisation de leurs dossiers et le paiement des amendes. Les conducteurs ne disposaient pas des documents requis, notamment la licence d’exploitation, la vignette, la patente et l’assurance.
« Ces tricycles ne possèdent pas les documents nécessaires pour exercer au sein du transport public à Mahajanga. Ils ont été immédiatement confisqués. Nous incitons les usagers à prendre les bajajs munis d’une vignette car ils sont en règle et répertoriés dans la base de données de la commune urbaine, en cas de problème comme les agressions ou sacs oubliés », a déclaré le directeur de la police municipale.
L’effectif des bajajs qui circulent à Mahajanga ne cesse d’augmenter. Le trafic est devenu infernal aux heures de pointe, surtout à Tsaramandroso, Mahabibo et le long de la RN4 à partir de Mahabibo vers Antanimasaja jusqu’à Antanimalandy.
Les zones scolaires de Mangarivotra sont également fortement fréquentées aux heures d’entrée et de sortie des classes, en raison de la présence massive de ces tricycles qui transportent de nombreux élèves.
Ces moyens de transport circulent aussi sur la route d’Amborovy à partir de Mazava Huile et à Mahavoky Avaratra. Ils peuvent même rouler jusqu’à Antsahanitia et Grand Pavois. Les bus qui desservent cette partie de la ville sont concurrencés par ces tricycles. Les clandestins circulent surtout dans les zones non contrôlées.
Vero Andrianarisoa