« Nous sommes actuellement en période d’hiver, caractérisée par l’absence de pluie, et nous entrons dans la saison sèche. Lorsque nous procédons à des opérations de pluies provoquées, les coûts peuvent atteindre environ 60 millions d’ariary, mais elles permettent par ailleurs d’économiser jusqu’à 6 milliards d’ariary. En effet, lorsque le niveau de l’eau baisse, le recours aux centrales thermiques augmente », a indiqué le Directeur général de la Jirama, le général Hajatiana Rasolomanana. Ces propos ont été tenus hier lors de la cérémonie d’ouverture de l’exposition photo du 50e anniversaire de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité Jirama, au Trano Sary d’Ambohidahy. L’événement se tient sur une semaine, depuis hier et est ouvert au grand public.
« Nous travaillons en collaboration avec la Direction de la météorologie. Chaque fois que les conditions sont favorables à la pluie, nous procédons à des opérations de pluies provoquées », a-t-il poursuivi.
Selon les explications d’une source autorisée hier, l’opération de pluie provoquée consiste à stimuler la pluie à partir de nuages déjà présents dans l’atmosphère. Réalisée en amont de la saison des pluies, cette technique vise à augmenter l’humidité de l’atmosphère pour favoriser la chute de précipitations naturelles. La méthode consiste à disperser du sel chauffé dans les nuages, ce qui favorise l’agrégation des gouttes d’eau et leur chute sous forme de pluie. Chaque opération dure environ 40 minutes à 1 heure et nécessite 20 à 30 kg de sel, poursuit-elle.
L’année dernière, à partir du mois de mars, de fortes coupures d’électricité liées au délestage avaient été enregistrées. « Les coupures actuelles sont plutôt dues au vieillissement des infrastructures. Cela ne signifie pas la fin du délestage, mais une réduction de son intensité. Plusieurs efforts sont en cours », a précisé le directeur général de la Jirama.
Mialisoa Ida