Sous... lier d’or

La première journée du Mondial a connu des fortunes diverses. Des équipes présumées favorites ont été accrochées par des formations supposées faibles. Le match nul concédé par l’Espagne devant le Cap-Vert a été le plus surprenant. Le Canada, un des pays organisateurs, a été accroché par la Bosnie-Herzégovine. L’Iran a fait jeu égal avec la Nouvelle-Zélande, alors que l’Uruguay a été tenu en échec par l’Arabie saoudite. Les Pays-Bas ont fait match nul contre le Japon. L’Australie a créé la surprise en dominant la Turquie. L’Égypte a tenu la dragée haute face à la Belgique en menant au score.

Jusqu’ici, le plus beau match a été le choc entre les Lions de l’Atlas du Maroc et la Seleção du Brésil. Les Marocains ont ouvert la marque et ont mené jusqu’à la dernière minute.

En revanche, la large victoire de l’Allemagne face au Petit Poucet Curaçao a été prévisible. Un peu moins la déroute des Tunisiens face aux Suédois. C’est la seule équipe africaine qui a mal débuté ce Mondial, étant donné que les Éléphants ivoiriens ont arraché la victoire face à l’Équateur.

Ce sont les principaux résultats qui confirment le progrès du football africain, en attendant l’entrée en lice des autres représentants de l’Afrique.

Il faut dire qu’il est difficile de suivre tous les matches, vu que certains sont programmés à des heures indues et que tous les matches ne sont pas retransmis en direct. Beaucoup de pays ne peuvent pas suivre les matches faute d’avoir acheté la diffusion à New World Sport, titulaire des droits de retransmission. C’est donc la première Coupe du monde qui n’est pas visible sur toute la planète depuis l’édition de 1982 en Espagne. Le nombre de pays participants a été multiplié par trois par rapport à celui de 1978 en Argentine, avec seize équipes.

Mais la FIFA de l’Italien Gianni Infantino a complètement changé d’option, préférant assurer le maximum de profit avec les droits de retransmission et le sponsoring. Le nombre de téléspectateurs est ainsi relégué au second plan dans un événement objet de beaucoup de polémiques et de critiques. Hier, le président de la FIFA a été pris à partie par un journaliste qui lui reprochait les refus de visas aux Africains, dont l’arbitre somalien, ainsi que le traitement des Iraniens. Le journaliste lui a demandé vertement d’exclure les États-Unis de cette Coupe du monde, avec toutes les exactions commises par Donald Trump. Cette volée de bois vert laisse bien évidemment de marbre Gianni Infantino, qui a donné à son ami Donald Trump, avant que la compétition ne commence, le Sous... lier d’or, récompensant le meilleur buteur.

Sylvain Ranjalahy 

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