SECTEUR AUTOMOBILE - Karenjy regagne du terrain

« Karenjy poursuit sa mission : valoriser le savoir-faire local, générer des emplois et démontrer qu’il est possible de concevoir et de produire un véhicule à Madagascar », explique Tesa, responsable au sein de l’entreprise. Relancée en 2016 par Le Relais Madagascar, entreprise à vocation socio-économique, à travers l’usine Soatao, cette marque revendique aujourd’hui près de quatre-vingt-cinq véhicules produits et entend continuer à promouvoir le savoir-faire industriel local.

Après une longue interruption de ses activités depuis les années 1990, Karenjy retrouve aujourd’hui son second souffle. Depuis lors, chaque véhicule est assemblé à la main à Fianarantsoa selon les besoins spécifiques des clients. Le modèle actuellement commercialisé est la Mazana II, un véhicule inspiré des 4x4 et adapté aux conditions des routes malgaches. Équipée d’un moteur diesel de 112 chevaux répondant à la norme Euro IV, elle affiche une consommation moyenne d’environ sept litres aux 100 kilomètres, selon les utilisateurs. Sa carrosserie en fibre de verre lui confère légèreté et possibilités de personnalisation.

Contrairement aux constructeurs industriels, Karenjy ne mise pas sur la production de masse. Le délai de fabrication varie généralement entre deux et trois mois. Les acheteurs peuvent personnaliser différents éléments du véhicule, de la sellerie à la couleur extérieure, en passant par les équipements spécifiques.

Ce mode de production artisanal explique en partie son positionnement tarifaire. La version de base de la Mazana II est proposée à partir de 164 millions d’ariary. Pour l’entreprise, la valeur du véhicule réside autant dans sa conception locale que dans ses performances.

Karenjy conserve également une place particulière dans l’histoire industrielle malgache. La marque avait notamment conçu le véhicule ayant transporté le pape Jean-Paul II lors de sa visite à Madagascar en 1989. 30 ans plus tard, un modèle spécialement réalisé par les équipes de Fianarantsoa a également servi lors de la visite du pape François en 2019.

Entre 2022 et 2024, l’entreprise s’est aussi engagée dans le développement d’un véhicule électrique avec le prototype E-Mazana. Ce projet a toutefois été mis en veille afin de concentrer les ressources sur la Mazana II, jugée plus adaptée aux réalités actuelles du marché.

Hasina Giovanni

1 Commentaires

  1. J'ai acheté MAZANA 1 version neuve en 2010 autrement le journaliste doit recouper bien ses informations , déjà à ce moment le relais de Madagascar existait . La principale motivation c'est le " choose Madagascar " . Rabearivelo Andriamalagasy sous Didier Ratsiraka qui a eu l'idée géniale de lancer le prototype . Notre MAZANA 1 était justement dans la lignée des productions en 1990 . Mazana II pour un prix de 32 000 euros reste relativement cher pour les locaux . Rainilainga l'ancien président Français de Madagascar a méprisé ce vrai " made in Madagascar " en créant avec son wearawera l'usine Gasycar vivotant , sous l'impulsion certainement des business" maloto " avec son oligarque mafieux en prison à Maurice . Le projet de motorisation électrique ne doit pas être abandonné par l'usine Karenjy pour être en phase avec les idées directrices de l'élan international pour la survie de la planète misant sur le zéro carbone .

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