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| La route à la sortie du pont d’Andranofasika a été grattée. |
Le montage du pont métallique provisoire à Mangapaika, au PK 505 de la route nationale 4 reliant Mahajanga à Antananarivo, est achevé depuis vendredi dernier. Le trafic est ainsi rétabli et la circulation des véhicules est de nouveau ouverte.
Les travaux ont duré dix jours, après l’effondrement de l’ancien pont au passage d’un poids lourd, il y a deux semaines. Cette situation avait provoqué d’importantes perturbations du trafic et du transport. Le nouveau pont métallique est de type Bailey. Il mesure 30 mètres, contre 20 mètres auparavant, et peut supporter jusqu’à 44 tonnes de charge.
Vendredi, le ministre des Travaux publics, accompagné des autorités de Mahajanga, dont le chef de la région Boeny et le directeur régional des Travaux publics, a effectué une descente sur place pour constater de visu les travaux. « La route nationale 4 est stratégique pour le pays. C’est l’une des routes nationales les plus fréquentées, surtout pendant la haute saison, à partir de la fin du mois de juin et jusqu’à la fin du mois d’août. La nationale constitue un axe vital pour le transport des personnes et des marchandises. Conformément aux instructions du président de la République, la priorité est donnée à la remise en état des routes nationales reliant les capitales provinciales et les zones stratégiques de l’île », a déclaré le ministre.
L’état des ponts métalliques entre Berivotra et Amboromalandy nécessite actuellement des travaux de réparation d’urgence. L’une des passerelles récemment réhabilitées se trouve à Tanambao Andranolava.
Le pont d’Andriambavirano vient d’être construit en béton, alors que, pendant des décennies, le viaduc était métallique ou de type Bailey.
Le ministère des Travaux publics avait annoncé une coupure temporaire d’une demi-journée jeudi dernier au pont de Berivotra, au PK 520+750, pour des raisons d’entretien. Finalement, les travaux ont été annulés et la route n’a pas été coupée.
L’état très dégradé de la route nationale 4 suscite de nombreuses plaintes et critiques depuis un an. On constate néanmoins une légère amélioration sur quelques tronçons.
Cauchemar
Entre autres, à partir du PK 498, après Tanambao Andranolava, à Ankarafantsika, la chaussée a été élargie de deux mètres (un mètre de chaque côté).
Les accotements ont été améliorés. Des travaux d’élagage sont visibles et réalisés, surtout le long de la route menant vers le parc national. Des opérations d’abattage des troncs d’arbres gênant la circulation et le passage des grands véhicules sont actuellement en cours.
Le cauchemar persiste entre la commune rurale de Belobaka, dans le district de Mahajanga II, et Ambovondramanesy, sur 58 km. L’état de la route est exécrable depuis le croisement de Boanamary, en passant par Besely, jusqu’à Mangaroa.
« Des responsables de chantier ont gratté l’asphalte, qui était encore en très bon état, il y a un an. Depuis, aucune action ni aucun travaux n’ont été réalisés. Les secousses empêchent les véhicules de rouler normalement sur cette chaussée dégradée et recouverte de graviers. Cette portion se parcourait auparavant en moins de quarante minutes jusqu’à Ambovondramanesy. Aujourd’hui, il faut deux heures pour la traverser. Du jamais-vu. C’est scandaleux », martèle un usager de cette nationale.
Le pire se trouve également à la sortie d’Ankarafantsika, vers la commune d’Andranofasika. Depuis une semaine, la route, environ 100 m avant l’entrée du pont et 200 m après sa sortie, en face d’une église, a été remuée et le goudron gratté.
Vero Andrianarisoa
