Patrick Brûlé

Tu as le droit. Regarde un peu. Rendez-vous des grands hommes. Tous des tubes qui ont fait la légende du chanteur Patrick Bruel, qu’il a chantés lors de son spectacle au Palais des Sports en juin 2001 au grand bonheur de ses fans et qui semblent prémonitoires de ce qui lui arrive aujourd’hui. Comme l’homme est un loup pour l’homme, le côté bestial de la star du showbiz français a été révélé. Mis en garde à vue depuis hier pour treize plaintes de violences sexuelles, de viol et de violences sexuelles déposées par diverses femmes dont l’animatrice de RTL, Flavie Flament, Patrick Bruel voit sa carrière descendre en enfer. Avant sa mise en accusation et son procès qui semble inévitable, beaucoup de promoteurs ont cessé leur collaboration avec le chanteur alors que toutes ses tournées cette année ont été annulées.

Une situation difficile à comprendre pour une star de cette envergure qui aurait pu sortir avec qui il veut à l’image de Johnny Hallyday, Alain Delon, Lothar Mathaus, Gims, Paul Bocuse, Ne-Yo, Akon et bien d’autres. La nature leur a donné tout pour que tout leur soit permis et accepté. Le roi Andrianampoinimerina avait bien douze femmes comme l’actuel roi d’Eswatini entouré d’une quinzaine de  femmes. 

On croyait que le viol était l’apanage des pauvres par ignorance des lois, par des désirs naturels non satisfaits, par une cruauté moyenâgeuse, par bestialité irrépressible. Eh bien non. Patrick Bruel est très loin de cette situation pour tomber dans cette barbarie. Mais il semble que c’est une épidémie qui frappe les stars en particulier et les grosses fortunes en général. Outre Patrick Bruel, il y a également Gérard Depardieu, le célèbre producteur de cinéma Harvey Weinstein condamné à 16 ans de prison pour viol, le chanteur R.Kelly condamné à 30 ans de prison pour un vaste système d’exploitation sexuelle, la star de télévision Bill Cosby coupable d’agression sexuelle, le magnat du hip-hop P.Diddy Comb condamné à 4 ans et 2 mois pour trafic sexuel. Il y a aussi le célèbre jockey français Pierre- Charles Boudot qui s’est pris  pour un étalon mais son dossier a été classé sans suite sans qu’il ait pu se remettre en selle sur une jument.

Mondialisation oblige, pourquoi on serait en reste en dépit du durcissement de la peine contre les viols car désormais les coupables encourent une circoncision définitive mais la première castration n’a pas encore été exécutée. 

Quelques artistes ont eu maille à partir avec la justice mais ils se sont vite ressaisis suivant le conseil de leur ami Rackiky, « zavatra vitana safosafo vé Rasta dia manjary vidiana lafo» (Il n’y a pas lieu d’user de la force s’il suffit d’une caresse pour dompter sa dulcinée). 

Sylvain Ranjalahy

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