Les défis liés à l’utilisation de Facebook se multiplient. Le directeur général de la Communication au sein du ministère de la Communication et de la Culture explique les actions engagées face à cela.
Quel regard portez-vous sur la multiplication des fausses informations diffusées sur Facebook ?
La diffusion de fausses informations sur Facebook ne date pas d’aujourd’hui. Beaucoup de personnes utilisent cette plateforme pour propager de la désinformation. Certaines savent qu’elles peuvent dire tout ce qu’elles veulent en se cachant derrière des comptes fictifs, sans craindre de sanctions. Avec l’évolution des technologies et l’arrivée de l’intelligence artificielle, ces pratiques ont pris de l’ampleur.
Quelles mesures le ministère a-t-il engagées pour faire face à cette situation ?
Nous nous efforçons de rattraper le retard. Depuis le mois de février, nous réfléchissons sur une meilleure gestion des supports d’informations en ligne que nous appelons Nouveaux média. L’objectif est de définir un cadre qui permet d’encadrer et de protéger les grands usagers de Facebook. Nous estimons qu’un texte est désormais indispensable pour réglementer ces nouveaux médias.
Le ministère a récemment été la cible de fausses publications. Pouvez-vous nous en dire davantage ?
Effectivement. De faux communiqués portant le logo officiel du ministère ont été publiés récemment. Pourtant, un communiqué authentique comporte toujours un numéro chronologique. La fabrication et la diffusion de faux documents, tout comme la propagation de fausses informations, sont réprimées par la loi. Des plaintes ont été déposées. Il appartient à la justice de faire son travail.
La limitation de l’accès à Facebook est-elle envisagée ?
Le ministère est attaché au respect de la liberté d’expression. Il n’est pas question de fermer Facebook. En revanche, nous devons trouver les moyens de lutter contre les faux comptes et les dérives, tout en préservant les libertés fondamentales. C’est l’un des principaux défis de cette future réglementation.
Quelles actions sont mises en œuvre dans l’immédiat ?
Nous poursuivons les actions de sensibilisation afin d’inciter les citoyens à faire preuve de vigilance face aux informations publiées sur Facebook et à toujours vérifier leurs sources avant de les partager. Parallèlement, une équipe du ministère travaille déjà sur des solutions destinées à renforcer la sécurisation et à garantir l’authenticité des communiqués officiels qui peuvent être partagés en ligne. Par ailleurs, il ne s’agit pas de privilégier une politique d’emprisonnement, mais de mettre en place un cadre juridique clair, équilibré et adapté aux réalités actuelles.
Mialisoa Ida
