GILLES RANDRIANATOANDRO -« Il faut du temps pour réorganiser Antananarivo »

Le directeur des Marchés, au sein de la CUA, Gilles Randrianatoandro, détaille les objectifs et les défis des démarches visant à remettre de l’ordre dans la réorganisation des marchés dans la capitale.


Quelle est la stratégie mise en place pour organiser et assainir les marchés ?

Notre objectif est de redonner à Antananarivo un cadre de vie plus structuré et mieux organisé. Cela implique des opérations d’assainissement, notamment le dégagement des voies, l’amélioration de la fluidité de la circulation, la libération des trottoirs pour les piétons ainsi qu’une meilleure organisation des marchés. L’enjeu est de permettre aux commerçants d’exercer leurs activités dans des espaces adaptés tout en facilitant la mobilité urbaine. Il faut toutefois rappeler que la réorganisation d’Antananarivo est un processus de longue durée, qui ne peut se réaliser en une seule journée.

Pourquoi certains vendeurs sont-ils retirés des rues alors que d’autres semblent encore y exercer ?

Les opérations se déroulent progressivement, par secteur et par étape. Tous les marchands de rue sont concernés par cette réorganisation. Il ne s’agit pas de cibler certains vendeurs en particulier, mais d’appliquer les mêmes règles à l’ensemble des occupants des voies publiques.

Quelles solutions sont proposées aux vendeurs concernés par ces opérations d’assainissement ?

À ce stade, la question de la relocalisation n’est pas encore envisagée. La priorité est de faire respecter l’interdiction d’occuper les trottoirs, les chaussées et les autres espaces destinés à la circulation. L’objectif est avant tout de rétablir l’ordre dans les espaces publics.

Qu’en est-il des marchands de rue de Petite Vitesse ?

Au marché de Petite Vitesse, certains commerçants jugent les emplacements intérieurs peu attractifs. Pour y remédier, la Commune a engagé plusieurs mesures d’accompagnement, notamment le dégagement des trois entrées du marché afin d’améliorer sa visibilité et son accessibilité. En ce moment, de nombreux vendeurs continuent encore de s’installer aux abords de la route.

Comment la Commune entend-elle empêcher le retour des occupations illicites ?

Des opérations d’assainissement sont menées quotidiennement dans la capitale. La police municipale, avec l’appui de la Police nationale, assure une présence régulière sur le terrain afin de faire respecter les dispositions en vigueur et de prévenir toute nouvelle occupation illégale des espaces publics.

Quels sont les prochains projets de la Commune pour améliorer le commerce urbain ?

Plusieurs aménagements sont encore prévus dans les marchés de la capitale. Des opérations d’assainissement sont menées dans plusieurs quartiers, notamment à Analakely, Ambodin’Isotry, Petite Vitesse et d’autres. Des concertations se poursuivront également afin d’identifier les solutions les plus adaptées. Antananarivo compte aujourd’hui près de trente-cinq mille commerçants, répartis entre les marchés formels et les activités de rue. La réorganisation du commerce urbain est un processus progressif qui nécessite du temps et un accompagnement continu.

 Mialisoa Ida

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