FESTIVITÉS DU 26 JUIN - Des familles budgétisent les repas

Des familles s’organisent pour s’offrir un repas d’Indépendance mémorable. Elles y consacrent un budget spécial. « Nous tenons à marquer le coup avec un repas festif, pour honorer cette fête nationale. J’ai ainsi mis de côté 50 000 ariary pour acheter une oie ou un canard, selon les prix du marché », témoigne Julienne Ramanantenasoa, une retraitée qui vient de percevoir sa pension, le 17 juin.

Pour d’autres, pas question de choisir : le budget permet de s’offrir la totale, avec apéritif, entrée, plat, dessert, koba ou gâteau, selon les goûts. « Cette fête vibre tout autant que les autres grandes célébrations. L’indépendance du pays, c’est quand même important. C’est pourquoi nous y consacrons une enveloppe conséquente », lance Francky Andrianarisoa, père de famille.

Les volailles restent le produit phare des ménages en cette période de fête. « Chez nous, la tradition veut que l’on sacrifie un animal lors des grandes fêtes comme celle-là », indique Tsirava Behanta, un père de famille qui envisage d’acheter une dinde pour l’occasion.

Au marché, les volailles commencent à envahir les étals, avec des prix légèrement plus élevés que la semaine dernière. Les tarifs sont fixés en fonction du poids de l’animal. « L’investissement de départ est lourd, mais les quantités achetées restent limitées », avance Vololona Rambolarinoro, marchande de volailles à Andravoahangy, pour justifier cette hausse des prix.

La dinde et l’oie restent les plus onéreuses, s’affichant respectivement entre 60 000 et 200 000 ariary, et entre 60 000 et 120 000 ariary. Plus abordables, le canard et la poule se négocient dans des fourchettes similaires, allant de 20 000 à 45 000 ariary. « La poule reste la plus prisée en raison de son prix plus accessible », ajoute Vololona Rambolarinoro.

Outre les volailles, la viande de bœuf figure également parmi les pièces maîtresses les plus cuisinées lors des grandes occasions. Elle se décline en plusieurs spécialités, notamment cette viande effilochée et confite dans l’huile pour assurer sa conservation et en relever le goût. On retrouve également le porc au ravitoto, préparé avec des feuilles de manioc pilées, qui fait la renommée et la fierté de la gastronomie malgache.

Pour un vrai festin malgache, certains rituels sont sacrés ! Autour de l’incontournable montagne de riz s’orchestre tout un ballet de saveurs : le laoka (viande de zébu, de porc ou de poisson), les accompagnements traditionnels comme les brèdes, les haricots ou le voanjobory (pois de bambara), sans oublier le réconfortant romazava, l’achard et, pour couronner le tout, une bonne gorgée de ranovola bien chaud.

Miangaly Ralitera

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