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| Le Dr Paubert Tsivahiny, directeur du Programme Élargi de Vaccination apporte des explications sur la vaccination contre la Mpox. |
« La population se montre de plus en plus motivée à se faire vacciner contre la Mpox. En effet, en voyant les décès liés à la Mpox, l’engouement s’accentue », affirme le docteur Paubert Tsivahiny, directeur du Programme Élargi de Vaccination au sein du ministère de la Santé publique, hier. Les personnes âgées de 18 à 49 ans représentent environ 80 % des personnes vaccinées. Les populations de Mahajanga et d’Antsiranana figurent parmi les plus engagées dans la vaccination.
« J’ai décidé de me faire vacciner parce que j’ai vu que la Mpox pouvait être grave. Quand j’ai appris qu’il y avait déjà des décès liés à cette maladie, cela m’a beaucoup inquiété. Je préfère me protéger et protéger ma famille. La vaccination est, pour moi, le meilleur moyen d’éviter les complications et de réduire les risques », indique Léonard Razafy, père de famille.
Le stock est actuellement épuisé au niveau central. « En revanche, les doses encore disponibles dans les districts permettent de vacciner vingt et un mille personnes », poursuit le directeur du Programme élargi de vaccination. Une nouvelle commande a déjà été passée et les autorités attendent la livraison.
Selon les données de vaccination rapportées par les cent quinze districts des vingt-trois régions du pays, trente mille doses de vaccin contre la Mpox ont été réceptionnées. « Chaque dose permettant d’obtenir cinq doses fractionnées, le stock total équivaut à cent cinquante mille doses fractionnées. En tenant compte du taux de perte, environ cent quarante mille doses fractionnées sont effectivement disponibles. Deux doses fractionnées sont nécessaires pour vacciner une personne », poursuit le docteur Paubert Tsivahiny.
À ce jour, quatre-vingt-cinq mille sept cent vingt-cinq personnes ont reçu une première dose fractionnée, tandis que treize mille quatre cent quarante-neuf ont déjà bénéficié de leur deuxième dose fractionnée. Au total, cent dix-neuf mille cinq cent quarante-cinq doses fractionnées ont été administrées dans le cadre des activités de vaccination. Les centres de santé de base (CSB) et les districts disposent encore de vingt-six mille deux cent vingt-cinq doses fractionnées en stock.
Mialisoa Ida
