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| Des passagers à l’aéroport international d’Ivato. |
Un dispositif de contrôle sanitaire est en place à l’aéroport international d’Ivato afin de prévenir tout risque d’importation de la maladie à virus Ebola. « Un suivi sanitaire est mis en place aux frontières pour les personnes en provenance des pays touchés par Ebola. Il s’agit d’une surveillance de routine pour les zones à risque », a indiqué le Dr Ravakasoa Harinavalona, chef du service de la veille et de la vigilance aux frontières, hier, lors d’une cérémonie de remise d’équipements de protection et de surveillance par le programme Strengthening Infectious Disease Detection Systems (STRIDES).
Les passagers en provenance d’Ouganda et de la République démocratique du Congo font l’objet d’un suivi particulier. Celui-ci repose notamment sur une évaluation de leur état de santé à leur arrivée. « Une personne est considérée comme un cas suspect de la maladie à virus Ebola si elle arrive d’un pays touché par l’épidémie et présente des symptômes tels que la fièvre, des éruptions cutanées ou des saignements», explique le médecin.
L’aéroport dispose également des intrants nécessaires pour effectuer des analyses en cas de suspicion. « Ces réactifs ne sont utilisés que lorsqu’un cas suspect est identifié, afin de confirmer ou d’écarter la présence du virus », a précisé le directeur régional de la Santé publique à Analamanga. À ce jour, aucun cas suspect n’a été signalé.
Suivi
Les autorités procèdent par ailleurs à un enregistrement systématique des voyageurs concernés ainsi qu’au recueil de leurs coordonnées. Ce dispositif est complété par un suivi téléphonique destiné à s’assurer de l’absence de symptômes après leur arrivée. « Nous contactons les voyageurs afin de suivre leur état de santé et de les sensibiliser à l’importance de signaler rapidement tout symptôme éventuel », indique le Dr Ravakasoa Harinavalona.
Dans le cadre de ce renforcement des capacités, des équipements de protection individuelle (EPI), du matériel de dépistage et de surveillance épidémiologique ainsi que des dispositifs de gestion des déchets biomédicaux ont été remis aux équipes en poste à Ivato.
Le ministère de la Santé publique indique également travailler à l’actualisation de ses mécanismes de préparation aux urgences sanitaires. Le Dr Ephraïm Randrianambinina, secrétaire général du ministère, a confirmé l’élaboration d’un plan de contingence consacré à Ebola et au hantavirus, destiné à compléter les mesures de surveillance et de détection déjà en place.
Miangaly Ralitera
