L’accès aux hôpitaux de la capitale est perturbé par les occupations anarchiques des trottoirs et de la chaussée. Cette situation entrave la circulation des patients et des ambulances.
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| Les encombrements entravent la circulation vers l’hôpital. |
Aux abords des hôpitaux de la capitale, des vendeurs installent leurs marchandises sur les trottoirs et parfois même sur une partie de la chaussée. Des voitures et des taxis se garent également dans des zones interdites, réduisant l’espace de circulation. Les passages deviennent étroits et les piétons ont du mal à circuler. Les véhicules transportant des malades avancent lentement à cause des embouteillages. Cette situation rend l’accès aux hôpitaux plus difficile pour les patients, leurs proches et le personnel de santé. Le marché hebdomadaire à Mahamasina aggrave également la situation.
Pour de nombreux usagers, les difficultés d’accès aux hôpitaux de la capitale sont devenues un problème quotidien. Jean, patient, raconte avoir mis beaucoup de temps pour arriver à son rendez-vous médical. « Nous avons été ralentis par les embouteillages à l’entrée. Il y avait des vendeurs et des voitures partout. Pour une personne malade, c’est vraiment difficile », confie-t-il, soulignant la complexité du trajet jusqu’aux soins.
La situation inquiète également les accompagnateurs de malades. Jeanne, une femme ayant conduit sa mère à l’hôpital, témoigne : « Elle ne se sentait pas bien et notre taxi est resté bloqué plusieurs minutes avant de pouvoir entrer. Dans ces moments-là, chaque minute compte. » Pour elle, ces retards aggravent le stress et l’inquiétude déjà liés à l’état de santé du malade.
Impacts directs
Du côté des riverains, les scènes sont devenues familières. Rakotoarisolo, habitant du quartier, évoque un épisode marquant : « Nous avons déjà vu une ambulance bloquée à l’entrée de l’hôpital. Cela montre à quel point l’encombrement des accès peut avoir des conséquences graves pour les malades. » Des témoignages qui mettent en lumière les impacts directs de cette situation sur l’accès aux soins et les interventions d’urgence.
Face à cette situation, la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) annonce des mesures strictes pour la gestion de la circulation et du stationnement autour du Centre hospitalier universitaire Joseph Raseta Befelatanana. Ces mesures visent à faciliter l’accès des véhicules d’urgence, des malades, du personnel hospitalier et des usagers de la route.
« Le stationnement illicite et l’occupation anarchique des trottoirs par les marchands informels sont interdits dans cette zone. Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large de la réorganisation urbaine et de l’assainissement de la ville », précise la CUA.
Par ailleurs, la Commune prévoit des opérations de rétablissement de l’ordre à travers les services compétents, notamment pour le nettoyage et le dégagement des abords des routes ainsi que des espaces publics, la sanction des infractions liées au stationnement des véhicules et l’application stricte des lois régissant la circulation et l’occupation du domaine public. La population est ainsi invitée à respecter l’ordre public et les réglementations en vigueur afin d’éviter toute mesure coercitive.
Une application rapide des mesures annoncées devrait permettre d’améliorer la fluidité d’accès aux structures sanitaires.
Mialisoa Ida
