À Andavamamba, un médecin a vu partir en fumée ses économies, dont le salaire qu’il venait de percevoir, lors d’un incendie qui a ravagé sa chambre dans la nuit de lundi à mardi.
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| Dans sa chambre ravagée, le médecin ramasse les vestiges de l’incendie. |
Un incendie survenu dans la nuit de lundi à mardi à Andavamamba, près de l’agence Jirama, a détruit la chambre d’un médecin, emportant ses économies et l’essentiel de ses biens personnels.
Maholisoa Andriamanalina, médecin dans un centre de santé de base, affirme avoir perdu l’intégralité des sommes qu’il conservait à son domicile, dont son salaire perçu quelques jours plus tôt. Au total, 1,6 million d’ariary ont été détruits par les flammes, ainsi que 100 000 ariary appartenant à l’établissement de santé où il exerce. « Tout a disparu en quelques instants », confie-t-il.
Au moment des faits, le praticien dormait seul au rez-de-chaussée tandis que des membres de sa famille se trouvaient à l’étage. « J’avais pris un médicament pour dormir, je n’ai rien entendu. Quand je me suis réveillé, la pièce était déjà envahie par la fumée et les flammes », raconte-t-il. Selon son témoignage, une coupure d’électricité suivie d’un rétablissement brutal du courant pourrait être à l’origine du sinistre, après l’embrasement d’un chargeur resté branché.
Origine présumée
« Le feu était déjà très important lorsque je me suis levé », explique-t-il.
L’incendie a détruit le mobilier de la chambre, notamment le lit, la table, l’armoire et une cloison en bois. Une collection de disques vinyles ainsi que le matériel de lecture ont également été consumés. Le compteur divisionnaire situé à proximité a été endommagé, alors que le branchement principal n’a pas été touché, un élément qui interroge encore le propriétaire des lieux.
Alertés, les sapeurs-pompiers sont intervenus sur place, mais les flammes avaient déjà ravagé la majeure partie de la pièce. « J’ai été surpris d’avoir réussi à me réveiller malgré le somnifère que j’avais pris », poursuit-il.
Le médecin précise qu’il n’occupe ce logement que les week-ends et les jours fériés, son activité professionnelle l’obligeant à résider ailleurs le reste du temps. Il devait rejoindre son poste le mardi matin lorsque l’incendie s’est déclaré.
Il affirme par ailleurs avoir déjà été confronté à plusieurs incidents similaires. « L’an dernier, un chargeur avait déjà pris feu. Et il y a deux semaines, ma vieille télévision a commencé à s’enflammer », rapporte-t-il.
Au-delà des pertes matérielles, cet incendie remet en lumière les risques liés aux installations électriques défaillantes et à l’utilisation d’appareils vétustes dans les habitations.
Gustave Mparany
