Une délégation gouvernementale est à Toliara depuis lundi soir afin de suivre de près l’affaire de l’assassinat de l’enfant albinos.
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| Présentation de condoléances à la famille de la victime. |
Application de la loi. « Tous ceux qui sont impliqués dans l’affaire de l’assassinat de l’enfant albinos seront emprisonnés à Tsiafahy », a lancé le ministre des Forces armées, le général Ely Razafitombo, lors d’un point de presse à Toliara, mardi soir. Le procureur près le tribunal de première instance de Toliara, Risite, a précisé que dix-huit personnes au total sont actuellement arrêtées. Et selon le Code pénal, les «travaux forcés à perpétuité» attendent les criminels dans ce cas de figure.
Trois autres membres du gouvernement, à savoir le ministre de la Sécurité publique, Eric Michel Soumah, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Rasambany, et celle chargée de la Population et des Solidarités, étaient présents. Une stratégie de protection des albinos dans le pays est mise en œuvre, selon les explications. « Les albinos seront placés dans des centres d’accueil. Ils bénéficieront d’une protection sociale et de soins. En collaboration avec des ONG, les enfants auront droit à l’éducation », détaille la ministre de la Population, Cathia Rakotoniaina.
Commanditaires
Pour Toliara, le bâtiment destiné à la formation professionnelle des femmes à Sanfily abritera les albinos de la région. Des sensibilisations seront menées pour faire savoir essentiellement que ce sont des êtres humains normaux avec certaines particularités de peau. La communication devra impacter jusque dans les communes rurales où les croyances misent sur les vertus particulières des yeux ou des organes des albinos. Ces derniers sont ainsi malheureusement sacrifiés, tués et décapités.
Un numéro vert, le 147, est indiqué comme fonctionnel pour signaler des cas de suspicion de maltraitance ou de crimes commis à l’encontre des albinos. Les membres du gouvernement sont allés présenter leurs condoléances à la famille de la petite Landricia, tuée et décapitée jeudi dernier. Ils sont par la suite partis à Beroroha où un enfant albinos a été enlevé lundi, mais retrouvé sain et sauf dès le lendemain.
Pour l’heure, le ou les commanditaires du crime rituel de la petite albinos, dont le corps a été découvert à Antsihanaka, Betsinjaka, Toliara II, vendredi dernier, ne sont pas arrêtés. Les bruits de coulisse parlent d’un homme politique au pouvoir ou anciennement au pouvoir. Un opérateur minier est également dans le collimateur des recherches.
MiotiSoa Mare
