Le groupe Redland, conduit par son président Ylias Akbaraly, participe au Sommet « Africa Forward », à Nairobi, au Kenya. Une occasion de renforcer les partenariats et d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires sur le continent, explique-t-il.
Quels sont les objectifs du groupe Redland en participant à ce sommet ?
Pour nous, en tant qu’entreprise malgache, notre objectif principal est avant tout de développer des contacts avec des hommes d’affaires, des responsables politiques, des bailleurs de fonds, des banques, ainsi que des fonds souverains et des fonds d’investissement. Cet événement constitue une occasion unique de réunir tous ces acteurs en un même lieu et d’organiser des réunions avec eux. C’est également une opportunité pour initier des discussions en vue de nouveaux contrats, par exemple avec la République démocratique du Congo, le Gabon, le Tchad ou encore la Mauritanie.
Nous avons déjà signé des contrats avec plusieurs pays africains, notamment la Guinée-Conakry, Sao Tomé-et-Principe et le Mali. Nous sommes également en négociation avec le Nigeria, et d’autres contrats sont encore en cours de discussion. C’est l’occasion de rencontrer les responsables de ces pays.
Quelles sont les opportunités et les défis des entreprises malgaches sur le marché africain ?
Les opportunités sur le marché africain sont nombreuses, notamment dans les domaines de l’énergie, des nouvelles technologies et de l’agriculture. Cependant, les défis sont également importants. Lorsqu’on entre sur le marché africain, on est confronté à une concurrence internationale accrue. Il est donc essentiel de renforcer les compétences que nous, Malgaches, possédons déjà. Nous avons besoin de financements, notamment à travers des fonds d’investissement. Nous avons également besoin de renforcer notre niveau de technicité. Cela implique de former nos ressources humaines afin d’être capables de faire face à la concurrence. En résumé, le marché est bien présent, mais il est nécessaire de disposer de financements, de ressources humaines qualifiées et d’un haut niveau de technicité. Une fois ces conditions réunies, nous serons pleinement en mesure de rivaliser avec la concurrence internationale sur le marché africain.
Par ailleurs, Madagascar bénéficie d’un avantage géographique par rapport aux acteurs européens ou asiatiques. Le pays fait partie intégrante du continent africain, ainsi que d’organisations comme la SADC [Communauté de développement de l’Afrique australe] et le COMESA [Marché commun de l’Afrique orientale et australe]. Il convient de tirer pleinement parti des opportunités offertes par ces organisations.
Pouvons-nous convaincre des investisseurs africains d’investir à Madagascar ?
Bien sûr. De nombreux investisseurs africains s’intéressent déjà à Madagascar, notamment dans des secteurs tels que l’agriculture, l’industrie et la cybersécurité. Ils perçoivent Madagascar comme un pays à fort potentiel, doté d’un vaste territoire et d’une population jeune. Cet intérêt est réel et bien établi.
Le groupe Redland est-il prêt à faire face à la concurrence d’entreprises africaines souhaitant investir à Madagascar ?
Oui, absolument. Nous sommes prêts. Depuis plusieurs années, nous avons investi dans le renforcement de notre expertise technique. Nous disposons également de partenaires financiers solides et d’une logistique adaptée. Nous ne percevons pas la concurrence comme un obstacle, bien au contraire. La compétition nous pousse à nous améliorer en permanence.
Garry Fabrice Ranaivoson

Ce n'est nullement loin de là une bonne référence comme homme d'affaire déjà cité dans OFFSHORE LEAKS ! Les trois compères Ylias Akbaraly, Hassanein Hiridjee et Hasnaine Yavarhoussen, hommes d’affaires malgaches d’origine indo-pakistanaise sont cités parmi les plus grandes fortunes d’Afrique francophone par le très respectable magazine « Forbes ». Des hommes d’affaires indiens ont apporté un financement substantiel au « double coup d’Etat .Ont été ainsi cités des quincaillers en la personne de MM Said et Galib, mais aussi des patrons de grandes entreprises comme Ylias Akbaraly du Groupe SIPROMAD et Amir Rajabali du Groupe Rajabali. Le problème auquel est confronté aujourd’hui la Jirama est dû à la dépendance de cette entreprise aux Groupes Filatex de Hasnaine Yavarhoussen et à la Jovena de Hassanein Hiridjee. Hassanein Hiridjee, propriétaire du groupe Axian et Jovena contrôle en effet l’énergie qui alimente la JIRAMA (le gazole, le fioul, le fioul lourd) tandis que Hasnaine Yavarhoussen (Filatex) contrôle la fourniture des groupes photovoltaïque et thermique, ainsi que la production énergétique, rendant l’État totalement dépendant de lui. Hassanein Hiridjee et Hasnaine Yavarhoussen ont des hommes de main dans l’administration malgache, au sein des Institutions, et dans les différents syndicats. A Tananarive, il est de notoriété publique que des groupes comme Filatex disposent d’un important patrimoine immobilier (200 000 m2 bâtis) . Au sein de la population, il est très fréquent d’entendre que les Indiens sont fourbes, malhonnêtes, intolérants, fermés sur eux-mêmes, méprisants envers les Malgaches, et qu’ils s’enrichissent à leur détriment. Il est vrai que les indopakistanais ne sont pas responsables de la pauvreté des Malgaches. Mais on ne peut pas nier qu’ils ont toujours mis à profit l’existence de dysfonctionnement et de mauvaise gouvernance politique pour s’enrichir encore plus grâce à de multiples subterfuges : corruption étatique, alimentation du circuit des économies informelles pour pouvoir effectuer des évasions fiscales, etc…Il est a noter que plusieurs noms indo-pakistanais très connus ont été cités dans le scandale du « panama papers ».
RépondreSupprimerAvec la psychose du kidnapping qui a envahi les riches hommes d’affaires indo-pakistanais ces dernières années. Ils dirigent leurs entreprises depuis l’extérieur, comme Sameer Rajabali du groupe éponyme (BTP, immobilier, hôtellerie) installé à Maurice ou Mathias Ismaïl et Gauthier Ismaïl du groupe Socota (textile, crevettes, immobilier) qui résident respectivement à Paris et à Maurice. Il en est de même des deux enfants d’Iqbal Rahim, le président fondateur de Galana (produits pétroliers). Nombre de ces entreprises sont tournées vers l’Europe ou les Etats-Unis pour leurs ventes (cas de la vanille de Trimeta ou les haricots verts de Basan), la recherche de partenaires ou l’importation de biens d’équipements (le groupe Rajabali en France). Certains sont devenus des multinationales qui ont essaimé à l’étranger, tel Axian qui est aujourd’hui présent dans les secteurs des télécoms, de l’énergie, de l’immobilier et des services financiers en Tanzanie, au Togo, au Sénégal, en Zambie. De même pour Filatex qui se positionne sur des pays comme le Ghana, la Guinée et la Cote -d’Ivoire depuis 2020. La société Galana est bien arrimée à Maurice, au Mozambique, en Afrique du Sud, et au Kenya, tandis que Socota de la famille Ismail développent leurs activités immobilières à Maurice, et la branche « produits de la mer » en France .Ylias Akbaraly, avec sa holding Redland, qui est présent dans de nombreux pays dont les États-Unis, la France, en Inde et au Moyen-Orient.
Au final ce dernier pourra dormir tranquille sur ses lauriers avec ce régime de la refondation qui ne lèvera pas le petit doigt sur lui . Triste pays !