La Commune urbaine d’Antananarivo et les responsables du secteur du transport annoncent une série de mesures. Ces initiatives visent à réorganiser les horaires de service, à renforcer la discipline et à améliorer la circulation dans la capitale.
Les habitants des zones périphériques d’Antananarivo qui dépendent des transports suburbains font face à de grandes difficultés une fois la nuit tombée. Plusieurs usagers dénoncent la diminution du nombre de véhicules en circulation à partir de 18 heures, 19 heures. Cette situation complique considérablement leur retour à domicile.
« À partir de 18 h, les transports en commun deviennent rares. Certains véhicules passent devant le terminus et expliquent qu’ils ne peuvent plus effectuer d’autres rotations parce qu’ils doivent rentrer chez eux », témoigne Vonjinirina, usager de la ligne reliant Anosy à Ambatofotsy.
Cette situation pousse certains voyageurs à recourir à d’autres moyens de transport, souvent plus coûteux ou moins sécurisés. « Parfois, nous sommes contraints de rentrer en taxi-moto ou même de faire de l’auto-stop », confie Elihanta, un autre usager.
Face à ces difficultés, la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), les coopératives de transports suburbains opérant dans la capitale ainsi que les représentants de l’Agence des Transports Terrestres (ATT) se sont réunis avant-hier à Analakely. Les discussions ont porté sur les principaux enjeux liés à l’organisation du transport urbain.
Le respect des horaires de service figure parmi les plusieurs points abordés lors des échanges. Selon le Contrôleur général de police Albert Estel Ainanirina, directeur des Transports et de la Mobilité urbaine (DTMU) au sein de la CUA, « les horaires seront réorganisés afin d’assurer un service jusqu’à 20 heures, pour permettre aux usagers de rentrer plus facilement chez eux en soirée », précise-t-il.
Par ailleurs, la réorganisation des gares routières suburbaines, ainsi que le renforcement des mesures de propreté et de discipline, ont été évoqués. L’état des véhicules, le comportement des chauffeurs et celui des aides-chauffeurs figurent également parmi les sujets abordés durant la rencontre.
Il ne s’agit pas d’un transfert des transporteurs suburbains, mais d’une régularisation administrative.
« Les transporteurs suburbains, qui ne disposent pas encore de documents administratifs en règle, sont invités à effectuer les démarches nécessaires afin d’obtenir une autorisation officielle de stationnement auprès de la circonscription de la CUA», explique le directeur des Transports et de la Mobilité urbaine.
Mialisoa Ida