Pas de hausse des tarifs du ticket de transport en vue. C’est ce que la Solidarité des transporteurs a annoncé, hier, en marge de la visite de la gare routière de Fisandratana, où ils sont venus nombreux. « Aucune augmentation des tarifs n’est prévue à ce stade. L’Union des coopératives de transport urbain (UCTU) n’a d’ailleurs pas évoqué une telle mesure », a annoncé le président de l’UCTU, Jean Louis Émile Rakotonirina.
Le ministre des Transports et de la Météorologie, Herizo Andrianavalona Ramanambola, souligne qu’il n’y a actuellement aucune raison d’augmenter les tarifs. « Le prix du carburant reste le même qu’au mois de février. Une hausse des tarifs n’est donc pas justifiée», note-t-il, en ajoutant : « Un accord a déjà été conclu avec les transporteurs sur le seuil maximal qu’ils peuvent supporter avant toute augmentation. À ce stade, ce seuil n’est pas encore atteint ».
Selon les explications apportées par les acteurs du secteur, toute éventuelle révision des tarifs devrait obligatoirement faire l’objet de concertations avec les autorités. L’enjeu dépasse en effet les seuls opérateurs, puisqu’il touche directement la vie quotidienne de la population. Par ailleurs, les professionnels tiennent à rappeler que le carburant n’est pas le seul facteur influençant les coûts du transport. D’autres paramètres entrent en jeu, rendant la question tarifaire plus complexe qu’il n’y paraît. Dans ce contexte, toute décision reste étroitement surveillée afin d’éviter des répercussions trop lourdes sur le pouvoir d’achat des ménages.
Miangaly Ralitera