Chez les grandes compagnies aériennes, l’heure est à la reprise. La compagnie Emirates a annoncé la reprise de ses vols sur 96 % de son réseau mondial, incluant la Grande Île.
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| Emirates retrouve son rythme mondial. |
Le secteur aérien reprend progressivement son souffle. Emirates a officialisé le rétablissement de ses dessertes sur 96 % de son réseau, y compris vers Antananarivo. « Emirates assure actuellement trois vols par semaine vers Antananarivo, garantissant une connexion fiable et régulière pour les voyageurs à destination et en provenance de Madagascar », précise la compagnie dans un communiqué. Les opérations tendent vers la normale, avec une reprise progressive des liaisons vers les Amériques, l’Europe et, plus particulièrement, l’Afrique.
Les tensions au Moyen-Orient avaient paralysé une part majeure du trafic régional. Le hub de Dubaï avait temporairement fermé ses portes aux premières heures du conflit, entraînant, selon les analystes, l’annulation de près de 19 000 vols, soit environ 55 % des mouvements initialement prévus. Entre mars et avril, l’espace aérien des Émirats arabes unis a été partiellement fermé ou restreint en raison de tirs de missiles et de drones. Toutefois, les autorités de l’aviation civile des Émirats arabes unis ont annoncé, samedi, la levée des restrictions et le retour à un statut « normal» de l’espace aérien.
Signal d’espoir
Grâce à ce rétablissement, la compagnie dessert aujourd’hui 137 destinations dans 72 pays, avec plus de 1 300 fréquences hebdomadaires, ce qui représente 75 % de sa capacité d’avant les perturbations.
Ce retour progressif des vols vers Antananarivo envoie un signal d’espoir aux professionnels du tourisme. Néanmoins, le conflit au Moyen-Orient a contribué à une flambée des tarifs aériens : les billets en classe économique coûtent en moyenne 24 % plus cher qu’il y a un an, selon une étude du cabinet de conseil Teneo. Cette analyse indique que les restrictions de l’espace aérien ont contraint les compagnies à modifier leurs itinéraires, augmentant ainsi leur consommation de carburant. Parallèlement, le prix du kérosène a fortement augmenté ces dernières semaines, passant d’environ 85 à 90 dollars le baril à 150-200 dollars. Il convient de noter que le carburant représente jusqu’à un quart des dépenses d’exploitation des compagnies aériennes. Le rapport précise enfin que les liaisons entre l’Europe et l’Asie de l’Est sont celles dont les prix des billets ont été les plus fortement touchés.
Itamara Otton
