TOLIARA - Des étudiants désorientés après le baccalauréat

Le salon de l’étudiant, organisé à Toliara par l’association Madajeune, a éclairé le choix des étudiants dans leur parcours scolaire après le baccalauréat. Nombreux sont ceux qui restent sceptiques.

Des élèves et des étudiants encore déboussolés. « J’ai obtenu mon baccalauréat série littéraire l’année dernière, mais, jusqu’à maintenant, je ne sais toujours pas ce que je vais faire après ce diplôme. Ce n’est pas que j’aie l’embarras du choix, mais je ne sais pas vraiment ce que je dois faire. Tantôt, j’ai envie de m’orienter vers des études de droit, tantôt, j’ai envie d’explorer la communication », explique Nathalie Zafisoa, titulaire du baccalauréat et élève dans un collège à Toliara. 

Nathalie est restée sans rien faire depuis neuf mois, se disant chanceuse d’avoir encore ses parents. Un élève de l’école Sacré-Cœur est également passé au salon de l’étudiant, organisé au gymnase de Toliara le week-end dernier. « Je suis en classe de terminale, série scientifique, et ma mère veut que j’approfondisse l’informatique, alors que moi, j’ai envie de m’orienter vers le tourisme », explique le jeune élève. 

Un espace a été réservé à l’orientation des élèves et des futurs étudiants en quête d’informations durant le salon. Douze autres stands ont été installés pendant deux jours. Des écoles et des instituts y présentaient des cursus aussi variés les uns que les autres. L’Institut supérieur des paramédicaux de Toliara, Vatel, Iscam, Cnam, Parul University, MPTC, ESCM, IEP, Cntmad, Saan Education, l’Institut supérieur en agro-écologie de Toliara, Gate University, entre autres, ont attiré de nombreux visiteurs. 

Le salon de l’étudiant, organisé par l’association Madajeune, est un salon d’orientation sur le choix des filières, actif depuis 2002. Après Fianarantsoa, l’association était à Toliara les 7 et 8 mai derniers. « Les jeunes visiteurs sont intéressés par les nombreuses offres que nous présentons ici. Ils posent beaucoup de questions, ils démontrent un réel intérêt. Mais ils racontent que le principal blocage réside dans les moyens financiers pour accéder auxdits grands instituts et grandes écoles, que leurs parents n’ont pas toujours », explique Tiana Rasamy, responsable de la vie estudiantine au sein de l’Institut d’études politiques (IEP), l’un des instituts exposant au salon.

Mirana Ihariliva

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