PETITE VITESSE - Bras de fer entre la CUA et les marchands de rue

Des vendeurs de rue de Petite Vitesse sont redescendus sur les rues hier matin.

Le conflit entre les vendeurs de rue de Petite Vitesse et la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) continue de s’intensifier. Hier matin, des commerçants sont de nouveau descendus dans la rue pour protester contre leur transfert à l’intérieur du marché de Petite Vitesse. Refusant d’intégrer les nouveaux emplacements qui leur ont été attribués, ils ont brandi des banderoles et manifesté devant Soarano.

Certains marchands ont même bloqué la circulation afin de dénoncer leur expulsion des trottoirs de Petite Vitesse. Cette situation a fortement perturbé la circulation dans cette zone, entraînant des embouteillages. Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour éteindre le feu allumé par les manifestants.

Les vendeurs estiment que les espaces proposés à l’intérieur du marché ne répondent pas à leurs besoins. « L’emplacement que l’on nous donne est très étroit, il ne convient pas du tout. Nous demandons juste que l’on puisse vendre aux abords de la route sans gêner la circulation des véhicules», explique Clarisse, marchande de rue à Petite Vitesse.

De son côté, la CUA affirme que les infrastructures disponibles peuvent accueillir correctement l’ensemble des commerçants concernés. Selon la commune, chaque vendeur dispose d’un espace de 70 centimètres et tous peuvent être intégrés s’ils acceptent l’organisation mise en place.

La CUA précise avoir déjà attribué les emplacements encore disponibles à l’étage du marché Fihavanana de Petite Vitesse. Malgré cela, les commerçants refusent de s’y installer.

Face à cette situation, la Commune urbaine d’Antananarivo maintient sa position sur l’assainissement des rues et l’application des règles visant à réserver les trottoirs aux piétons, les rues aux véhicules ainsi que les marchés aux commerçants.

Mialisoa Ida

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